Des négociateurs américains doivent arriver à Islamabad lundi soir pour un deuxième round de discussions cruciales avec l’Iran, a confirmé le président Donald Trump dans une publication sur les réseaux sociaux. Cette annonce s’accompagne d’un avertissement sévère du président américain, qui a accusé l’Iran d’une « violation totale » d’un cessez-le-feu et menacé de détruire les infrastructures critiques du pays s’il rejette les conditions de Washington.
L’ultimatum de Trump : « Finie la politique de l’apaisement »
Dans une publication sur Truth Social, le président Trump a déclaré : « Mes représentants se rendent à Islamabad, au Pakistan — Ils y seront demain [lundi] soir, pour des négociations. » Il a présenté la position américaine comme offrant un « ACCORD très juste et raisonnable » mais a suivi avec un ultimatum sans équivoque.
« S’ils refusent, les États-Unis vont détruire chaque centrale électrique et chaque pont en Iran », a averti Trump, ajoutant : « FINIE LA POLITIQUE DE L’APAISEMENT ! » Cette menace est liée à des accusations selon lesquelles l’Iran aurait tiré sur des navires près du détroit d’Hormuz samedi, ce que Trump a qualifié de violation de l’accord de cessez-le-feu.
Composition de la délégation et tensions régionales
L’identité exacte des membres de la délégation américaine reste incertaine. Des rapports contradictoires suggèrent que l’équipe pourrait inclure le gendre de Trump, Jared Kushner, et l’envoyé spécial Steve Witkoff, ou être dirigée par le vice-président JD Vance, qui a présidé le premier round de discussions à Islamabad.
Les pourparlers se déroulent dans un contexte volatile. Le conflit au Moyen-Orient, qui a commencé avec des frappes conjointes américano-israéliennes le 28 février, s’est intensifié lorsque l’Iran a bloqué le détroit d’Hormuz. Un cessez-le-feu temporaire et le premier round de discussions à Islamabad, facilités par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, ont offert un bref répit. Cependant, le statut du détroit reste changeant, l’Iran l’ayant rouvert puis refermé en invoquant un blocus naval américain.
Sécurité renforcée dans la capitale pakistanaise
Le Pakistan a considérablement renforcé la sécurité en prévision des discussions. Les autorités ont bouclé la Zone Rouge haute sécurité d’Islamabad à toute circulation, et des équipes américaines de sécurité sont déjà arrivées dans le pays. Ces pourparlers représentent la continuation des efforts diplomatiques du Pakistan pour médier, efforts qui incluaient une visite récente du chef d’état-major de l’armée, le maréchal Asim Munir, à Téhéran.
Un long chemin malgré des « progrès »
Si le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a reconnu des « progrès » dans les discussions avec Washington, il a tempéré les attentes. « Nous sommes encore loin de la discussion finale », a déclaré Ghalibaf dans une allocution télévisée, notant que « de nombreux écarts et certains points fondamentaux subsistent. » L’issue des négociations de cette semaine à Islamabad sera cruciale pour déterminer si la région évolue vers une paix permanente ou vers une nouvelle escalade des hostilités.
