L’attente angoissante des proches devant les hôpitaux
Alors que le bilan humain ne cesse de s’alourdir au Népal après les crues éclair catastrophiques de mercredi, des dizaines de personnes attendent désespérément devant les hôpitaux de Katmandou ce jeudi, dans l’espoir d’obtenir la moindre information sur leurs proches portés disparus. La catastrophe a déjà coûté la vie à des centaines de personnes et plus d’un millier d’autres restent introuvables.
Des images publiées jeudi par la BBC montrent des foules de membres de familles anxieux rassemblés devant l’un des hôpitaux de la capitale, où les survivants ont été évacués par hélicoptère pour recevoir des soins d’urgence. Devant les établissements médicaux, les proches attendent dans l’angoisse, cherchant à savoir si leurs êtres chers sont sains et saufs, coincés sous les décombres ou comptés parmi les disparus.
Des scènes déchirantes alors que les familles cherchent des nouvelles
Parmi les personnes qui attendent se trouve Ram Kumari Shrestha, dont le mari conduisait en direction de la ville de Rasuwa lorsque les inondations ont frappé. « C’est mon mari. Il se rendait à Rasuwa pour son travail de chauffeur. J’ai eu de ses nouvelles jusqu’à 20 heures hier soir, mais je n’ai pas réussi à le joindre ce matin. Son téléphone était éteint », a-t-elle confié à la BBC mercredi.
Devant l’hôpital Bir de Katmandou, Subash Khatani a partagé un récit similaire avec l’AFP. « Mon frère aîné fait partie des personnes disparues. Nous sommes toujours à sa recherche », a-t-il déclaré.
D’autres vidéos publiées par les médias anglophones saoudiens Arab News et Al Arabiya English montrent des familles en deuil s’enlaçant et essuyant leurs larmes face à l’incertitude qui règne après la catastrophe.
Des centaines de touristes étrangers parmi les disparus
De nombreuses personnes consultent également les listes hospitalières des blessés ou les photographient pour pouvoir les consulter ultérieurement, selon Reuters. À l’extérieur des hôpitaux, les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour localiser les disparus.
Le dernier bilan officiel fait état d’au moins 180 morts et de 1 300 disparus, dont des centaines de touristes étrangers. Quatre ressortissants français figurent parmi les personnes non localisées, selon les autorités locales, bien que le ministère français des Affaires étrangères n’ait pas encore confirmé ce chiffre.
Vingt-quatre heures après le passage dévastateur des inondations dans la région, les autorités népalaises ont perdu le contact avec 823 personnes, selon un décompte de l’agence nationale de gestion des urgences. Parmi elles, 517 sont des ressortissants étrangers.
De l’autre côté de la frontière, les médias d’État chinois ont rapporté que 558 personnes, dont 260 étrangers, restent portées disparues après que des « torrents de boue » ont enseveli le port de Gyirong au Tibet.
Les opérations de secours se poursuivent face à un bilan qui s’alourdit
Les inondations catastrophiques ont été déclenchées par une combinaison d’activité sismique et d’une avalanche, créant une immense vague d’eau et de débris qui a balayé les zones vulnérables. La catastrophe a submergé les services d’urgence locaux et suscité une inquiétude internationale à mesure que l’ampleur de la crise des disparitions devient évidente.
Alors que les familles maintiennent leur veille devant les hôpitaux et que les opérations de secours se poursuivent, l’étendue réelle de la tragédie au Népal est encore en train de se révéler. Les autorités préviennent que le bilan pourrait s’alourdir considérablement à mesure que les équipes de recherche atteignent les zones plus reculées touchées par les inondations.
