WASHINGTON — Le président Donald Trump a signé mercredi un projet de loi de financement provisoire, garantissant que les agences fédérales restent opérationnelles au-delà du 1er octobre et évitant ainsi une fermeture du gouvernement quelques semaines seulement avant les élections de mi-mandat.
La Maison Blanche a confirmé la signature après que la Chambre des représentants a adopté la mesure mardi par un vote de 370 contre 48. Le Sénat avait approuvé le projet de loi le 8 août.
Prolongation temporaire jusqu’au 11 décembre
La législation prolonge les niveaux de dépenses actuels jusqu’au 11 décembre, donnant au Congrès le temps nécessaire pour achever les travaux sur les 12 projets de loi de crédits annuels qui financent l’ensemble des opérations gouvernementales. Ces textes couvrent des domaines allant de la sécurité intérieure et de l’application fédérale de la loi à l’énergie, au logement et aux programmes de défense.
Sans cette prolongation, les fonds existants auraient expiré avec le début de la nouvelle année fiscale le 1er octobre, déclenchant une fermeture partielle du gouvernement.
Le Congrès évite un quatrième shutdown dans un mandat conflictuel
Depuis le début du second mandat de Trump, le Congrès est plongé dans des batailles partisanes entre les républicains, qui contrôlent les deux chambres, et la minorité démocrate. Ces affrontements ont déjà produit trois fermetures partielles du gouvernement, totalisant un nombre sans précédent de 161 jours, alors que les deux partis s’opposaient sur les subventions à l’assurance maladie et l’application fédérale des lois sur l’immigration.
Cette fois, aucun des deux camps ne souhaitait voir un quatrième shutdown peser sur leurs campagnes de réélection. Les législateurs craignaient une réaction négative des électeurs face aux prix élevés à la consommation, à la guerre américano-israélienne de plusieurs mois contre l’Iran qui a fait grimper les coûts du pétrole et du gaz, et aux droits de douane sur les produits étrangers qui ont particulièrement frappé les agriculteurs.
Des défis budgétaires majeurs restent non résolus
Le projet de loi provisoire ne traite aucun des grands problèmes budgétaires du pays. La dette nationale a franchi le seuil des 40 000 milliards de dollars le mois dernier, et Washington n’a toujours pas abordé la principale préoccupation des électeurs : le coût de la vie.
En retardant les décisions sur les priorités de dépenses de 15 semaines supplémentaires, le Congrès fait désormais face à une tâche potentiellement ardue en décembre. Les législateurs devront rédiger et adopter les 12 projets de loi de dépenses annuelles complètes dans un délai très court.
Le résultat des élections législatives du 3 novembre — avec le contrôle du Congrès en jeu — sera un facteur majeur pour déterminer si les républicains ou les démocrates auront le dessus dans ces négociations.
