Vendredi soir, un homme a attaqué un gendarme mobile avec un couteau et une paire de ciseaux lors du ravivage quotidien de la Flamme sur la Tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe à Paris. Selon le parquet national antiterroriste (Pnat), le gendarme visé faisait partie du détachement d’honneur de la cérémonie. Un autre militaire a répliqué en utilisant son arme de service pour neutraliser l’agresseur.
Le Pnat a précisé que le gendarme attaqué n’a pas été physiquement blessé, le coup de couteau ayant frappé le col de son manteau. L’assaillant, touché par plusieurs balles, a été transporté à l’hôpital où il est ensuite décédé de ses blessures. Peu avant l’attaque, l’homme avait appelé un commissariat d’Aulnay-sous-Bois, menaçant de « commettre un massacre » et de « tuer des policiers », selon une source proche de l’enquête.
Un important périmètre de sécurité a été mis en place sur les lieux, entraînant des fermetures temporaires des accès, des arrêts de bus et des stations de métro. Le Pnat a ouvert une enquête pour « tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en lien avec une entreprise terroriste ». L’enquête a été confiée à la section antiterroriste de la brigade criminelle de Paris et à la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure).
L’assaillant a été identifié comme étant Brahim B., de nationalité française né en 1978. Il avait été condamné en Belgique en 2013 à 17 ans de prison pour « tentatives d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste » dans le cadre d’une affaire de 2012 à Molenbeek. Transféré en France en 2015, il était sorti de détention le 24 décembre 2025 après avoir purgé sa peine. Il était soumis à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), inscrit au fichier S (Sûreté de l’État) et tenu de se présenter quotidiennement au commissariat.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a exprimé son plein soutien au gendarme qui « a fait preuve de sang-froid et de détermination face à la menace terroriste ». Le président Emmanuel Macron, s’exprimant depuis la Conférence de sécurité de Munich, a salué la réaction immédiate des gendarmes, affirmant que les forces de l’ordre étaient « mobilisées » et « sont intervenues avec force pour stopper cette attaque terroriste », tout en soulignant que la vigilance demeure permanente.
