Les frappes se poursuivent alors que Donald Trump met en avant des négociations. Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a confirmé avoir mené plus de 9 000 attaques contre des cibles iraniennes depuis le début de la campagne militaire conjointe américano-israélienne le 28 février. Dans un communiqué, le CENTCOM a fait état de dommages ou de la destruction de 140 navires iraniens et a souligné que les frappes contre les infrastructures militaires iraniennes se poursuivaient avec des munitions de précision. Cette annonce intervient malgré les récentes déclarations du président américain Donald Trump sur un engagement diplomatique en cours avec Téhéran.
Un récit diplomatique contradictoire émerge. Le président Trump a affirmé que les conversations préliminaires américano-iraniennes avaient été « très, très bonnes » et que Téhéran « souhaite trouver un accord ». Il a exposé les exigences fondamentales des États-Unis, insistant sur le fait que tout accord doit voir l’Iran abandonner ses ambitions nucléaires et céder son stock d’uranium enrichi. Cependant, le ministère iranien des Affaires étrangères a catégoriquement dénié qu’aucun pourparler n’ait eu lieu au cours des 24 derniers jours, affirmant ne pas avoir répondu aux avances américaines relayées par des tiers.
Le Pakistan se positionne comme un médiateur crucial. Le pays a signalé sa volonté d’accueillir des négociations américano-iraniennes et se positionne activement comme un médiateur principal, selon de multiples rapports. Le ministère des Affaires étrangères pakistanais a confirmé sa volonté de faciliter les discussions si les deux parties sont d’accord. Le Financial Times a rapporté que des hauts responsables pakistanais, dont le chef de l’armée, le maréchal Asim Munir, sont engagés dans des communications discrètes de haut niveau, facilitant les discussions entre des responsables iraniens et des figures clés américaines. Cet effort de médiation a été souligné par un appel téléphonique entre le vice-Premier ministre pakistanais et le ministre iranien des Affaires étrangères, où les deux ont convenu de rester en contact étroit sur l’évolution de la situation.
De nouveaux détails ont émergé sur la prise de décision ayant conduit à la guerre. Des sources indiquent que moins de 48 heures avant les frappes initiales, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exhorté le président Trump à approuver une frappe « de décapitation » conjointe visant une réunion de la haute direction iranienne, incluant le Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Trump avait déjà approuvé une opération militaire, et le calendrier accéléré de la réunion des dirigeants aurait influencé le lancement. Parallèlement, le conflit s’est étendu régionalement, l’armée israélienne annonçant de nouvelles frappes sur des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth, au Liban.
La situation reste extrêmement volatile. Alors que la campagne militaire américaine s’intensifie sur le terrain et depuis les airs, une piste diplomatique parallèle – facilitée par le Pakistan – semble être en mouvement, bien qu’entourée de dénégations et de déclarations contradictoires. Les exigences fondamentales concernant le programme nucléaire iranien présentent un obstacle majeur, et l’extension des frappes au Liban suggère que le conflit risque une escalade régionale supplémentaire, même si des discussions sur un règlement circulent.
