Dans une initiative diplomatique notable, le Pakistan a officiellement proposé d’accueillir des pourparlers directs entre les États-Unis et l’Iran, dans le but de négocier la fin de la guerre en cours au Moyen-Orient. Cette offre intervient dans un contexte de communications discrètes intenses et d’une évolution de la position internationale sur le conflit.
**L’offre publique du Premier ministre**
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a annoncé cette proposition sur la plateforme sociale X, déclarant que le Pakistan « accueille favorablement et soutient pleinement les efforts en cours pour poursuivre le dialogue ». Il a souligné la volonté du pays de faciliter les négociations, sous réserve de l’accord des deux parties.
« Sous réserve de l’accord des États-Unis et de l’Iran, le Pakistan est prêt et honoré d’être l’hôte pour faciliter des pourparlers significatifs et concluants en vue d’un règlement global du conflit en cours », a écrit le Premier ministre Shehbaz.
**Une diplomatie discrète qui s’intensifie**
L’offre publique fait suite à des informations faisant état d’efforts discrets menés par le Pakistan. Selon des médias internationaux, le chef de l’armée, le maréchal Asim Munir, s’est entretenu avec le président américain Donald Trump dimanche. Des hauts responsables pakistanais relaieraient des messages entre Téhéran et des envoyés américains, notamment l’envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner.
Le président Trump a confirmé des conversations « très bonnes et productives » avec l’Iran, et a partagé l’offre du Premier ministre Shehbaz sur sa propre plateforme. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, tout en confirmant l’appel avec le maréchal Munir, a refusé de détailler de futures réunions, qualifiant les discussions de « sensibles ».
**Coordination régionale et enjeux**
La poussée diplomatique du Pakistan serait coordonnée avec ses partenaires régionaux, la Turquie et l’Égypte. Le Ministère des Affaires étrangères a réitéré son engagement en faveur d’une résolution diplomatique, un porte-parole déclarant que le Pakistan est « déjà prêt à accueillir des pourparlers » si les deux parties sont d’accord.
Le conflit, désormais dans sa quatrième semaine, a eu de graves répercussions mondiales :
Plus de 2 000 victimes signalées.
Perturbations importantes des marchés mondiaux de l’énergie et augmentation des coûts du carburant.
Craintes accrues d’inflation et tensions sur les alliances de défense occidentales.
Alors que les canaux diplomatiques sont très actifs, l’offre du Pakistan le positionne comme un terrain neutre potentiel pour ce qui pourrait être un moment charnière dans la désescalade d’un conflit aux conséquences de plus en plus vastes.
