Les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran se sont intensifiées, avec de nouvelles actions militaires et des avertissements fermes qui redessinent le paysage régional. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme avoir réalisé des gains « historiques » contre l’Iran, tandis que les Gardiens de la Révolution de Téhéran revendiquent le contrôle d’un point de passage stratégique pour le pétrole mondial.
**Un général iranien promet une guerre prolongée**
Le général iranien Kioumars Heydari a déclaré que la durée du conflit était sans importance pour Téhéran. S’appuyant sur l’expérience de la guerre de huit ans entre l’Iran et l’Irak, Heydari a affirmé que l’Iran « n’abandonnera pas cette guerre » avant d’avoir atteint ses objectifs et fait « regretter et désespérer » l’ennemi. Cette déclaration souligne un engagement en faveur d’une confrontation prolongée, malgré les appels internationaux à la désescalade.
**Les IRGC frappent un pétrolier US et revendiquent le contrôle d’Hormuz**
Dans une escalade significative, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a annoncé avoir frappé un pétrolier américain dans le nord du Golfe, laissant le navire en feu. Plus critique encore, les IRGC ont déclaré qu’en temps de guerre, le passage par le détroit d’Hormuz – une voie vitale pour environ un cinquième du pétrole mondial – serait sous le contrôle de la République islamique. Cette menace impacte directement la sécurité énergétique mondiale et le commerce maritime.
**L’Iran cible des groupes kurdes à la frontière**
Le ministère iranien du renseignement a rapporté avoir ciblé des postes de « groupes séparatistes » souhaitant entrer par ses frontières occidentales, leur infligeant ce qu’il a qualifié de lourdes pertes. Le ministère a allégué que ces milices kurdes avaient consulté les États-Unis au sujet d’attaques contre les forces de sécurité iraniennes, présentant l’opération comme le déjouage d’un plan « israélo-américain ». L’Iran affirme coopérer avec de « nobles Kurdes » locaux contre cette menace perçue.
**Les USA réaffirment leur soutien, le Sénat rejette une limite aux pouvoirs de guerre**
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a exhorté Israël à « continuer jusqu’au bout » lors de discussions avec le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, réaffirmant le soutien indéfectible des États-Unis. Ce soutien intervient alors que le Sénat américain a rejeté une proposition visant à limiter les pouvoirs de guerre de l’ancien président Donald Trump concernant l’Iran, reflétant une position législative ferme aux côtés du partenariat militaire.
**Réactions internationales et retombées régionales**
La crise a suscité une inquiétude internationale généralisée :
* **Oman** : A appelé à une « fin de la guerre » et a souligné le droit humain des citoyens à la sécurité.
* **Indonésie** : Le ministre des Affaires étrangères Sugiono a eu des entretiens téléphoniques avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, appelant à la retenue, au respect de la souveraineté et à la désescalade.
* **Inde** : A fait face à des critiques politiques intérieures, l’opposition reprochant au Premier ministre Narendra Modi d’avoir « abandonné l’autonomie stratégique ».
* **Pakistan** : A annoncé qu’il ne suspendait pas les entrées dans ses ports malgré la situation sécuritaire.
L’Iran a également formellement démenti les rapports des médias turcs selon lesquels il avait tiré un missile vers la Turquie, tentant ainsi de gérer les tensions diplomatiques régionales.
Alors que la posture militaire se poursuit et que le contrôle des voies navigables stratégiques est menacé, la voie de la désescalade semble semée d’embûches, préparant le terrain pour un conflit régional potentiellement prolongé et déstabilisateur.
