Un événement tragique a frappé Rawalpindi lorsqu’une étudiante de première année a été empoisonnée et assassinée sous prétexte de défendre l’honneur familial. Cet incident a été mis au jour la semaine dernière, lorsque la police a déposé un premier rapport d’information (FIR) mardi. Le FIR, déposé au poste de police de Jatli, mentionne que le père et l’oncle de la victime ont été nommés suspects à la suite d’une plainte d’un officier de police.
Le FIR explique que les parents de la victime ont signalé la disparition de leur fille le 3 février au soir, vers 20 heures. « Après des recherches intensives, son père et son oncle l’ont retrouvée et ramenée à la maison », précise le FIR. Il a également été révélé que la famille suspectait la jeune fille d’avoir une relation amoureuse et d’avoir fugué, ce qui aurait conduit ses proches à l’empoisonner. « Elle a été empoisonnée pour des raisons d’honneur parce qu’elle avait quitté la maison », indique le FIR.
Le document mentionne également que l’enterrement de la jeune fille a eu lieu dans le cimetière du village ancestral, mais la nouvelle de sa mort n’a pas encore été communiquée. La mère de la victime a déclaré dans le FIR que sa fille était fiancée à son cousin, dont les parents font aussi partie des plaignants. Elle a raconté : « Ma fille a disparu subitement dans la nuit du 3 février entre 20h30 et 21h, et son oncle l’a ramenée à la maison à 1h du matin. » Elle a ajouté : « Le lendemain matin, nous avons trouvé son corps sans vie. »
La mère de la victime a également allégué que son beau-frère et son mari avaient planifié le meurtre, et que l’oncle lui avait donné du blé empoisonné de force. « Devant tout le monde à la maison, ils ont dit : ‘Nous devions tuer la fille pour protéger notre honneur’ », a-t-elle ajouté. Plusieurs chefs d’accusation ont été déposés contre les suspects conformément aux lois pakistanaises, y compris la Section 201 (fournir de fausses informations pour cacher des preuves ou couvrir un criminel), la Section 302 (punition pour meurtre) et la Section 311, qui permet au tribunal de prononcer une sentence même si un accord est trouvé dans une affaire de meurtre.
Les incidents de crimes d’honneur au Pakistan ont augmenté en 2024, reflétant des croyances sociétales profondément ancrées autour de l’honneur et de la honte familiale. Selon les chiffres de la Commission des droits de l’homme du Pakistan (HRCP), les crimes d’honneur ont persisté comme un problème sérieux en 2024, notamment dans le Sindh et le Punjab. De janvier à novembre, 346 personnes à travers le pays ont été victimes de ces crimes d’honneur.