Un conseil médical nouvellement constitué a procédé à une évaluation de santé du fondateur du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) et ancien Premier ministre, Imran Khan, à la prison d’Adiala à Rawalpindi. Cet examen fait suite à des instructions explicites de la Haute Cour d’Islamabad (IHC).
L’administration pénitentiaire a confirmé qu’une équipe de cinq médecins spécialistes, assistée de personnel médical, a réalisé un examen approfondi d’une durée de deux heures. Ce conseil a été spécifiquement formé par le commissaire en chef d’Islamabad pour évaluer l’état de santé de M. Khan, notamment concernant une affection oculaire diagnostiquée.
L’équipe médicale était composée du spécialiste ORL, le professeur Altaf Hussain, du cardiologue le professeur Akhtar Ali Bandesha, du Dr. Muhammad Ali Arif et du professeur Nadeem Qureshi de l’Al-Shifa Eye Hospital. L’administration a indiqué que le conseil soumettra un rapport complet au commissaire en chef. Ce dernier décidera ensuite, conformément aux règles pénitentiaires applicables, si M. Khan nécessite un transfert vers un hôpital ou peut poursuivre son traitement au sein de la prison.
Imran Khan a été diagnostiqué avec une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR), une affection grave où la veine principale drainant le sang de la rétine est obstruée. La littérature médicale associe l’OVCR à des facteurs de risque cardiovasculaires tels que l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète et les maladies cardiaques. Ce diagnostic avait précédemment été soumis à la Cour suprême par ses avocats.
L’ancien Premier ministre a été conduit à deux reprises de la prison d’Adiala au Pakistan Institute of Medical Sciences (PIMS) à Islamabad pour le traitement de son œil droit, sa visite la plus récente ayant eu lieu le 24 février pour un examen de suivi. Une troisième injection dans son protocole de traitement serait prévue pour le 23 mars.
La semaine dernière, la Haute Cour d’Islamabad a rejeté une requête demandant le transfert de M. Khan vers un hôpital privé, ordonnant plutôt la formation de ce conseil médical. Un banc divisionnel a souligné qu’en vertu des Règles pénitentiaires du Pakistan, le gouvernement est habilité à transférer un prisonnier condamné pour un traitement spécial.
L’ordonnance de trois pages de la cour a exigé que les recommandations du conseil soient soumises rapidement et que la famille de M. Khan soit tenue informée de tout développement médical sérieux. Elle a également réaffirmé le droit de M. Khan à poursuivre ses rencontres avec ses avocats et les membres de sa famille, comme précédemment ordonné.
La décision finale concernant un éventuel transfert à l’hôpital relève désormais du commissaire en chef d’Islamabad, dans l’attente du rapport officiel du conseil médical.
