Le personnel du musée du Louvre à Paris a prolongé le mouvement de grève entamé à la mi-décembre, réclamant de meilleures conditions de travail et l’équité salariale. Le musée le plus visité au monde reste partiellement ouvert, priorisant un « parcours des chefs-d’œuvre » incluant la Joconde et la Vénus de Milo, selon la direction.
L’impact de la grève et les revendications syndicales
Le site internet du musée avertissait les visiteurs lundi que les ouvertures pourraient être perturbées et certaines salles exceptionnellement fermées. Christian Galani, délégué syndical CGT, a indiqué qu’il n’y avait pas assez de grévistes pour imposer une fermeture totale, ce qui s’est pourtant produit à quatre reprises depuis le début du mouvement.
Plus de 300 agents ont voté à l’unanimité pour la poursuite de la grève, invoquant le sous-effectif chronique et les disparités de rémunération avec les autres employés du ministère de la Culture. Le groupe intersyndical (CGT-SUD-CFDT) a dénoncé un « climat interne de défiance, renforcé ces derniers mois ».
Les conséquences financières et opérationnelles
Le mouvement social a déjà coûté au Louvre au moins 1 million d’euros de recettes perdues. Outre les quatre fermetures totales, le musée a partiellement ouvert à trois autres reprises. Même lorsque la grève n’était pas formellement reconduite, des assemblées générales du personnel ont systématiquement retardé les ouvertures d’environ deux heures, frustrant les touristes faisant la queue à l’extérieur.
Contexte plus large et défis
Les négociations avec le ministère de la Culture et la direction du musée n’ont pas encore permis de résoudre l’un des conflits sociaux les plus longs de l’histoire du Louvre. L’institution, qui se remet encore du spectaculaire vol du 19 octobre où des bijoux du XIXe siècle d’une valeur de 88 millions d’euros ont été dérobés, fait face à des défis opérationnels cumulés.
Si des engagements sur l’alignement des salaires ont été obtenus pour les agents d’accueil et de surveillance, les syndicats font état d’un manque d’engagement ferme concernant les autres catégories de personnel, ce qui prolonge le conflit.
