Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l’Iran, marquant une escalade majeure du conflit régional qui continue de se répercuter à travers le Moyen-Orient et au-delà. En date du jeudi 23 avril 2026, la guerre est entrée dans une nouvelle phase, avec des implications significatives pour les marchés énergétiques mondiaux, les conditions humanitaires et les efforts diplomatiques.
**Les États-Unis estiment six mois pour déminer le détroit d’Ormuz**
Les responsables militaires américains ont estimé qu’il pourrait falloir jusqu’à six mois pour déminer les engins sous-marins plantés dans le stratégique détroit d’Ormuz, un goulot d’étranglement essentiel pour les expéditions pétrolières mondiales. Les mines, posées selon les rapports par les forces iraniennes, ont gravement perturbé le trafic maritime, l’Iran affirmant déjà avoir perçu ses premiers revenus grâce aux péages imposés aux navires empruntant la voie navigable. Le vice-président du Parlement iranien, Hamidreza Hajibabaei, a confirmé que les fonds avaient été déposés sur le compte de la Banque centrale, selon l’agence de presse Tasnim.
**Erdogan prévient que l’Europe s’affaiblit sous la pression de la guerre**
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti que la guerre en cours au Moyen-Orient commence à affaiblir l’Europe, en raison des pénuries d’énergie, des flux de réfugiés et des perturbations économiques. S’adressant aux journalistes, Erdogan a souligné la nécessité d’une résolution rapide pour éviter une nouvelle déstabilisation du continent.
**L’Iran accuse les « agresseurs » des retombées, le blackout internet se poursuit**
Les responsables iraniens ont accusé les « agresseurs » des retombées du conflit, alors que le pays est confronté à un blackout internet qui dure désormais depuis 55 jours consécutifs. Cette coupure a gravement restreint la communication et l’accès à l’information pour des millions d’Iraniens, sans fin en vue. Parallèlement, le superviseur énergétique Vortexa a rapporté que plus de 10 millions de barils de pétrole brut iranien ont quitté le Golfe au cours de la semaine suivant le blocus naval américain, avec 34 mouvements de pétroliers sanctionnés détectés entre le 13 avril et lundi.
**Le Liban signale 50 000 maisons endommagées ou détruites**
Les autorités libanaises ont signalé qu’environ 50 000 maisons ont été endommagées ou détruites à la suite du conflit, le sud du Liban subissant le plus gros des destructions. Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont émis de nouveaux avertissements aux habitants de la région, déconseillant les déplacements au sud de certains villages et à proximité du fleuve Litani, de Wadi al-Salhani et d’al-Saluqi. Les troupes israéliennes restent positionnées dans la zone, et l’armée a capturé un combattant du Hezbollah de l’unité d’élite Radwan, qui s’est rendu après avoir été identifié.
**Le Hezbollah ouvert à une prolongation de la trêve sous conditions**
Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a déclaré que le groupe est prêt à prolonger l’accord de cessez-le-feu actuel, mais seulement si Israël respecte pleinement tous ses termes. La trêve négociée par les États-Unis, qui doit expirer dimanche, a conduit à une réduction significative de la violence, mais les attaques se sont poursuivies, notamment des frappes israéliennes qui ont tué au moins cinq personnes mercredi, dont le journaliste libanais Amal Khalil. Le Liban doit demander une prolongation du cessez-le-feu lors de pourparlers avec Israël parrainés par les États-Unis jeudi.
**L’ONU met en garde contre une crise de pauvreté alors que la guerre perturbe les approvisionnements alimentaires**
Le chef du développement de l’ONU, Alexander De Croo, a averti que la guerre en Iran pousse plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté. Les perturbations des approvisionnements en carburant et en engrais, exacerbées par le blocus des navires de fret à travers le détroit d’Ormuz, ont déjà réduit la productivité agricole. « L’insécurité alimentaire atteindra son niveau maximal dans quelques mois – et il n’y a pas grand-chose que l’on puisse y faire », a déclaré De Croo à Reuters, ajoutant que les effets de la guerre persisteraient même si elle prenait fin immédiatement.
**Les efforts diplomatiques se poursuivent malgré l’escalade**
Des efforts diplomatiques sont en cours pour désamorcer le conflit, le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, et la chargée d’affaires américaine, Natalie A. Baker, discutant des préparatifs d’un deuxième cycle de pourparlers à Islamabad. La réunion a porté sur la situation actuelle et les efforts visant à organiser de nouvelles négociations. Cependant, alors que la guerre ne montre aucun signe d’apaisement, la communauté internationale reste sur le qui-vive tandis que la crise s’aggrave.
