Le vice-président américain JD Vance a communiqué en privé, par l’intermédiaire de canaux pakistanais, que le président Donald Trump est ouvert à un cessez-le-feu avec l’Iran, à condition que certaines exigences américaines soient satisfaites. C’est ce qu’a rapporté une source informée de la situation à Reuters ce mercredi. Cette démarche souligne le rôle grandissant de Vance dans les efforts diplomatiques visant à mettre fin à un conflit entrant dans sa cinquième semaine.
**Un message ferme et un canal diplomatique**
Selon la source, Vance a délivré un « message ferme » sur instruction de Trump, transmettant l’impatience du président et avertissant d’une pression croissante sur les infrastructures iraniennes si Téhéran n’acceptait pas un accord. Le Pakistan agit comme un intermédiaire clé entre Washington et Téhéran dans ces communications, qui ont eu lieu aussi récemment que mardi.
**Tourmente régionale et poussée diplomatique**
La guerre, qui a débuté le 28 février et implique les États-Unis, Israël et l’Iran, a plongé le Moyen-Orient dans le chaos, avec un blocus du détroit d’Ormuz et des frappes de représailles. Ce développement intervient dans le cadre d’une poussée diplomatique concertée du Pakistan, qui a récemment accueilli des ministres d’Arabie saoudite, de Turquie et d’Égypte pour relayer des messages. Mardi, le Pakistan et la Chine ont conjointement exhorté toutes les parties à cesser les frappes et à entamer des pourparlers de paix immédiatement.
**Le rôle grandissant de Vance et l’équipe de négociation**
Considéré comme un successeur potentiel à la présidentielle de 2028, Vance a pris un rôle plus important dans les négociations, reflétant son scepticisme de longue date envers les engagements militaires prolongés à l’étranger. La source a confirmé que l’équipe de négociation—comprenant Vance, le secrétaire d’État Marco Rubio, et les envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner—reste impliquée. Le président Trump a menacé de s’attaquer aux infrastructures iraniennes mais aurait reporté une telle action jusqu’au 6 avril pour laisser place à un accord potentiel.
