Un tribunal antiterroriste (ATC) à Karachi a prolongé de cinq jours la détention provisoire de deux suspects, Armaghan et Shiraz, liés au meurtre de Mustafa Amir. Les suspects ont été présentés devant l’ATC-III au complexe judiciaire de la prison centrale par l’officier enquêteur Muhammad Ali, qui avait demandé une prolongation de 13 jours de leur garde à vue pour continuer l’interrogatoire.
Durant l’audience, les parents d’Armaghan, accompagnés de leur avocat, ont exprimé leur souhait de représenter leur fils. Le juge a alors demandé à Armaghan de confirmer son choix d’avocat. Le suspect a nommé Abid Zaman, recommandé par son père, comme son conseil. L’équipe de défense a également sollicité un examen médical pour Armaghan, invoquant des préoccupations concernant son traitement en garde à vue.
La mère d’Armaghan a affirmé que son fils s’était rendu à la police à sa demande. L’avocat de la défense a également demandé au tribunal d’obtenir les relevés d’appels de la ligne d’assistance Madadgar 15, qu’Armaghan aurait contactée lors d’une fusillade le 8 février. Le suspect a aussi allégué qu’il avait été privé de nourriture et de l’accès aux toilettes pendant 10 jours en détention, mais le juge a rejeté ces allégations, soulignant que de telles conditions auraient empêché Armaghan de comparaître en cour.
Le tribunal a accordé à la défense la possibilité pour les suspects de rencontrer leurs parents et leur avocat dans la salle d’audience, sous la supervision du personnel judiciaire et de l’IO. Après avoir écouté les arguments des deux parties, le tribunal a prolongé la garde à vue des suspects de cinq jours supplémentaires et a demandé à l’IO de soumettre un rapport d’avancement à la prochaine audience. Le tribunal a également ordonné qu’Armaghan soit conduit dans un hôpital public pour un examen médical.
Par ailleurs, l’IO a présenté deux témoins à charge, Ghulam Mustafa et Zohaib, employés d’Armaghan, devant le magistrat judiciaire (Sud) Asim Aslam. Les témoins ont identifié Armaghan et Shiraz en audience publique et ont enregistré leurs déclarations conformément à l’article 164 du Code de procédure pénale. Ils ont révélé avoir été embauchés par un agent pour travailler à la résidence d’Armaghan à DHA, Karachi, en décembre. Les témoins ont décrit un accès limité à la maison et ont relaté avoir entendu des coups de feu et des propos injurieux le soir de l’incident. Ils ont également affirmé qu’Armaghan leur avait ordonné de nettoyer les taches de sang après la fusillade.
L’enquête sur le meurtre de Mustafa Amir se poursuit alors que les enquêteurs cherchent à reconstituer les événements. La prochaine audience est prévue dans cinq jours, avec de nouvelles avancées attendues au fur et à mesure de l’enquête.
