Islamabad—L’Organisation de Développement Pattan a annoncé que la résidence et le bureau de son responsable à Multan ont été scellés par les autorités après la publication d’un rapport accusant des irrégularités lors des élections générales de l’année précédente. Selon l’organisation, ces fermetures ont été réalisées sur ordre du Ministère de l’Intérieur.
Pattan, qui n’a pas de bureau dédié à Islamabad, utilise la maison de son coordinateur national, Sarwar Bari, pour ses activités de correspondance. L’organisation a indiqué que la police, accompagnée d’un magistrat, a scellé la propriété dans le secteur F-10 d’Islamabad tard dans la nuit de vendredi.
Cette action fait suite à la récente publication de Pattan décrivant les élections générales comme entachées de manipulations de votes sans précédent. Un porte-parole de Pattan a affirmé que le scellement de leurs propriétés est une mesure de représailles en réponse à leur rapport critique.
À Multan, un avis du Registre des Sociétés par Actions a été apposé sur le portail du bureau de Pattan, invoquant une lettre du Ministère de l’Intérieur comme base de la fermeture. La lettre affirmait que Pattan avait été dissoute en 2019, une décision que l’organisation n’aurait pas contestée légalement.
Contredisant cette affirmation de dissolution, le porte-parole de Pattan a soutenu que l’organisation n’a jamais reçu de notification officielle concernant son statut. Il a souligné que les observateurs électoraux de Pattan étaient accrédités par la Commission Électorale du Pakistan et que l’ONG a maintenu des comptes bancaires actifs et payé des impôts.
La Commission des Droits de l’Homme du Pakistan a condamné le scellement des propriétés de Pattan, qualifiant cet acte de violation de l’article 14(1) de la Constitution, qui protège la sanctité du domicile contre toute intrusion arbitraire.