Plus de 6 200 personnes se sont réunies à Marseille le samedi 22 novembre 2025 pour rendre hommage à Mehdi Kessaci, un jeune de 20 ans assassiné dans ce que les autorités considèrent comme un « crime d’avertissement » lié à la drogue. Le rassemblement s’est déroulé au rond-point Claudie-d’Arcy dans le 4e arrondissement de Marseille, où Kessaci a été abattu par deux hommes à moto le 13 novembre.
Appel déchirant de la famille: Amine Kessaci, le frère de la victime et militant anti-drogue de premier plan vivant désormais sous protection policière, a été accueilli par des applaudissements de la foule. Le père de la victime, Ahmed Kessaci, a déclaré aux journalistes : « Quand on tue votre fils de 20 ans pour rien, c’est une tragédie », appelant à la solidarité et à la sécurité pour tous.
Ouassila Benhamdi, qui a perdu ses deux fils à cause de la violence liée à la drogue—Mehdi et Brahim, tué cinq ans plus tôt—a déclaré : « Cela doit cesser. Aucune mère ne veut voir ses enfants mourir avant elle. »
Unité politique contre le trafic de drogue: L’événement a attiré des politiciens de tout le spectre, beaucoup portant du blanc et leurs écharpes officielles comme demandé par la famille. Le maire de gauche de Marseille, Benoît Payan, a exhorté au courage, déclarant : « La peur ne peut gagner. Nous devons résister et combattre ceux qui tuent pour de l’argent. »
Bien que de nombreuses figures politiques aient assisté à l’événement, aucun membre du gouvernement n’était présent. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a annulé son voyage après l’annulation de son vol depuis Paris mais a exprimé sa solidarité avec la famille et les participants.
Présence policière importante et sentiment public: Les autorités ont déployé d’importantes mesures de sécurité, bloquant les rues avec des camions de CRS et avertissant de perturbations majeures du trafic. Une participante, Nathalie Greppo-Chaignion, venue de la région du Var, a qualifié sa présence de « devoir civique car un enfant de la nation a été touché. Les drogues tuent. Nous luttons contre des forces bien plus fortes que nous. »
Les organisateurs ont noté que la peur a dissuadé certains de venir, l’un d’eux distribuant des T-shirts blancs et déplorant : « Beaucoup de mes amis ne viennent pas—ils ont peur, malheureusement. »
Enquête en cours et appels à l’action: L’enquête se poursuit sur la fusillade, vue comme un message à l’activisme anti-drogue d’Amine Kessaci. Depuis la mort de son frère, Amine est apparu à plusieurs reprises dans les médias, exhortant des milliers de personnes à « se réveiller » face au fléau du trafic de drogue.
Le rassemblement s’est conclu par des chants de « Justice pour Mehdi » et un moment de silence sur le lieu de son assassinat.