Dans une intervention publique rare, la Première Dame Melania Trump a appelé à la « paix » et à l' »unité » à Minneapolis, où les tensions demeurent vives suite aux décès de deux manifestants, Alex Pretti et Renee Good. Ces individus ont été tués ces derniers jours par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) des États-Unis lors de manifestations contre les opérations de l’agence.
S’exprimant depuis le club Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, Mme Trump s’est exprimée sur la situation dans une interview avec Fox News. « Je sais que mon mari, le président, a eu une excellente conversation téléphonique hier avec le gouverneur et le maire, et ils travaillent ensemble pour maintenir la situation pacifique et sans émeutes », a-t-elle déclaré. La Première Dame a plaidé pour des « protestations pacifiques », ajoutant : « Je suis contre la violence. Nous devons nous unir en ces temps difficiles. »
**Un ton en contraste avec celui de la Maison Blanche**
Melania Trump a exprimé sa « profonde compassion » envers les personnes affectées par les troubles à Minneapolis. Ses remarques conciliantes contrastent avec celles du président Donald Trump, qui a attribué les morts de Pretti et Good au « chaos causé par les Démocrates ».
Parallèlement, le Président a dépêché son « tsar des frontières », Tom Homan, à Minneapolis. Homan, l’architecte de la politique d’expulsions massives de l’administration, rendra compte directement au président Trump, remplaçant de fait Greg Bovino sur le terrain. Bovino était devenu une figure proéminente de l’application des lois sur l’immigration aux États-Unis, ayant notamment reformulé le concept de « Star Wars » en « guerre des frontières ».
**Retrait des agents fédéraux alors que la ville cherche l’apaisement**
Dans une mesure potentielle de désescalade, le maire démocrate de Minneapolis, Jacob Frey, a annoncé que les agents fédéraux commenceraient à se retirer de la ville à partir de mardi. Cette décision fait suite aux discussions du maire avec le Président. Ce mouvement est largement interprété comme une tentative d’apaiser une ville profondément meurtrie par ces deux tragédies.
La situation continue d’attirer une attention nationale significative, mettant en lumière les profondes divisions politiques entourant la politique d’immigration et l’application de la loi aux États-Unis.
