Nicolas Sarkozy, ancien président français, devra porter un bracelet électronique après sa condamnation définitive dans une affaire d’écoutes téléphoniques survenue en décembre dernier. Cette information a été confirmée par une source proche du dossier. L’avocate de Sarkozy, Jacqueline Laffont, a déclaré à l’AFP que « cette procédure est en cours, je n’ai rien de plus à ajouter ».
Sarkozy, âgé de 70 ans, a été convoqué au tribunal de Paris la semaine dernière pour être informé des détails de sa condamnation, une première pour un ancien président. La peine qu’il doit purger comprend également une interdiction de trois ans d’exercer certaines fonctions.
Le 18 décembre, la Cour suprême a confirmé la condamnation de Sarkozy pour trafic d’influence et corruption, rejetant son appel et entérinant une peine d’un an de prison ferme accompagnée de deux ans de sursis. Sur les réseaux sociaux, Sarkozy a défendu son innocence en affirmant : « Je revendique mon entière innocence et j’ai une confiance ferme dans mes droits. » Cette affaire, connue sous le nom de « l’affaire Bismuth », implique Sarkozy et son avocat Thierry Herzog dans un accord de corruption en 2014, où ils ont tenté d’obtenir des informations auprès d’un haut magistrat. Sarkozy a toujours soutenu qu’il n’a rien obtenu de cette affaire, mais en droit, les promesses ou offres de corruption constituent également un délit.
Sarkozy a désormais le droit de demander une libération conditionnelle, possibilité offerte aux personnes de plus de 70 ans selon la loi. Son 70e anniversaire, célébré le 28 janvier, a précédé la date du 7 février fixée pour le début de sa peine. Cette situation de l’ancien président Sarkozy ouvre un nouveau chapitre dans la politique française, laissant présager de possibles actions judiciaires futures à son encontre.