Le Secrétariat du Sénat a émis un démenti ferme face aux récents reportages médiatiques concernant l’achat d’un Toyota Land Cruiser pour le Président du Sénat, Yousaf Raza Gilani. Dans un communiqué publié lundi, le Secrétariat a qualifié ces informations de « trompeuses, factuellement incorrectes et semblant reposer sur des informations incomplètes et des intentions malveillantes ». L’institution a exhorté les médias à faire preuve de plus de diligence dans leur couverture des institutions de l’État.
**Détails de l’acquisition et du programme de remplacement**
Selon un porte-parole officiel, le véhicule a été acquis en mai 2025 dans le cadre du budget de l’exercice financier 2024-2025. L’achat a été réalisé via ce que le Secrétariat décrit comme un « processus d’acquisition transparent » s’inscrivant dans une initiative plus large de renouvellement du parc automobile.
Ce programme ne concernait pas uniquement le bureau du Président. Le porte-parole a précisé qu’il incluait également le remplacement des véhicules de fonction pour :
– Les présidents des diverses commissions permanentes
– Le Vice-président du Sénat
– Le Leader de la Chambre
– Le Leader de l’Opposition
– D’autres besoins du Secrétariat
Le porte-parole a apporté une précision essentielle sur le calendrier : bien que le paiement ait été traité en mai 2025 sur les économies du budget de l’exercice précédent, le véhicule physique a été livré en mars 2026.
**Un sénateur anonyme exprime des réserves**
Malgré la défense du Secrétariat, cet achat a suscité des critiques au sein même de l’assemblée. Un sénateur de la majorité, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a exprimé des regrets concernant cette acquisition. Le parlementaire a pointé le contexte économique national difficile, notant que plus de 70 millions de Pakistanais vivent sous le seuil de pauvreté amid une inflation galopante, ce qui rend une telle dépense « superflue ».
**Le Secrétariat maintient sa position sur la procédure**
Le Secrétariat du Sénat a conclu son communiqué en rejetant catégoriquement ce qu’il a appelé des « insinuations infondées ». Il a souligné que toutes les procédures avaient été correctement suivies dans le cadre de la politique gouvernementale de remplacement des véhicules, cherchant ainsi à clore le débat face au scrutin public.
