Le maréchal Asim Munir, chef des forces de défense (CDF) et chef d’état-major de l’armée (COAS), a déclaré que la violence au Pakistan, attisée par des incidents survenant dans d’autres pays, « ne sera pas tolérée ». Le puissant chef militaire a lancé cet avertissement sans équivoque lors d’une réunion de haut niveau avec des érudits religieux, ou oulémas, de la communauté Ahl-e-Tasheeh, mercredi à Rawalpindi.
Selon un communiqué de l’aile médiatique de l’armée, l’Inter-Services Public Relations (ISPR), la réunion a porté sur la sécurité nationale et le rôle crucial des érudits religieux dans la promotion de l’harmonie sociale. Le maréchal Munir a souligné la fonction vitale des oulémas pour favoriser l’unité, la tolérance et la cohésion nationale. « Il a souligné le rôle critique des oulémas pour renforcer l’unité et contrer l’extrémisme, réitérant que les sentiments religieux ne doivent pas être exploités pour inciter à la violence dans le pays », peut-on lire dans le communiqué de l’ISPR.
Les dirigeants religieux participants ont exprimé leur désir sans équivoque de paix et de stabilité, condamnant la violence au nom de la religion. L’ISPR a noté que les érudits « ont exprimé leur soutien sans réserve aux forces de l’ordre pour ramener la paix et la stabilité dans le pays ».
Le chef de l’armée a également abordé les préoccupations en matière de sécurité régionale, informant les érudits des efforts diplomatiques du Pakistan pour rechercher une désescalade. Il a délivré un message ciblé concernant l’Afghanistan, réitérant que le Pakistan « ne tolérera pas l’utilisation du sol afghan pour mener des actes de terrorisme contre notre peuple ». Évoquant la campagne militaire en cours, l’opération Ghazab lil-Haq, Munir a réaffirmé la détermination à éliminer les terroristes et leur infrastructure « où qu’ils se trouvent, par des opérations précises, basées sur le renseignement ». Il a souligné que les talibans afghans doivent empêcher que leur territoire soit utilisé pour des attaques contre le Pakistan.
Cette réunion témoigne de la volonté continue de l’establishment militaire pakistanais de rallier le soutien religieux national contre les narratifs sectaires et la déstabilisation parrainée de l’extérieur, tout en traçant une ligne rouge ferme contre la violence débordant des conflits étrangers.
