Les frappes militaires directes des États-Unis et d’Israël contre des infrastructures iraniennes ont considérablement intensifié le conflit au Moyen-Orient. Téhéran a averti qu’une riposte sévère suivrait si des cibles civiles étaient à nouveau touchées. Ces attaques interviennent alors qu’une poussée diplomatique pour un cessez-le-feu temporaire serait en cours.
**Frappes sur les Infrastructures et Riposte Iranienne**
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé mardi que les forces israéliennes avaient frappé des voies ferrées et des ponts en Iran, utilisés selon lui par les Gardiens de la révolution (IRGC). Ces frappes ont suivi des attaques antérieures sur des actifs aériens iraniens. En réponse, une frappe de missile iranienne sur la ville israélienne de Haïfa a fait 11 blessés et 4 disparus. Les IRGC ont également déclaré que le détroit stratégique d’Ormuz ne « reviendrait jamais » à son état précédent pour les États-Unis et Israël, signalant une menace potentielle pour les voies maritimes mondiales du pétrole.
**Mouvements Diplomatiques et Répercussions Régionales**
Alors que les actions militaires s’intensifient, les canaux diplomatiques sont actifs. Selon des rapports, les États-Unis, l’Iran et des médiateurs travaillent à un cessez-le-feu de 45 jours. L’envoyé du Royaume-Uni au Pakistan a salué les efforts de médiation d’Islamabad, soulignant le rôle du pays pour jouer de ses relations avec Washington et Téhéran.
Les effets d’entraînement du conflit sont étendus :
* Un missile balistique tiré d’Iran a frappé un bâtiment de télécommunications à Sharjah, aux Émirats arabes unis, blessant deux ressortissants pakistanais.
* L’armée israélienne a annoncé avoir terminé un déploiement avancé de troupes au sol dans le sud du Liban, où elle est engagée face au Hezbollah.
* Des officiers militaires ont condamné des attaques sur des sites industriels arabes saoudiens, avertissant que de telles « agressions » risquaient de nuire au processus de paix plus large au Moyen-Orient.
**Réactions Internationales et Libération de Détenus**
La crise a déclenché des réactions politiques vives. Aux États-Unis, l’ancienne membre du Congrès Marjorie Taylor Greene a condamné les menaces du président Donald Trump contre l’Iran comme étant « maléfiques », allant jusqu’à appeler à sa destitution. Par ailleurs, le président turc Erdogan a condamné une « attaque traîtresse » devant le consulat israélien d’Istanbul.
Dans un développement séparé, deux ressortissants français détenus en Iran pour des accusations d’espionnage ont été libérés et sont en route vers la France, comme l’a confirmé le président Emmanuel Macron.
La situation reste fluide, la région se tenant sur un fil entre une escalade militaire accrue et de fragiles négociations diplomatiques.
