Elon Musk a été convoqué pour une audition libre par les autorités judiciaires françaises dans le cadre d’une enquête en cours concernant sa plateforme de médias sociaux, X. Le parquet de Paris examine des violations potentielles de la loi française par la plateforme, notamment pour savoir si une controverse sur des deepfakes sexuellement explicites générés par l’IA Grok de X a été artificiellement gonflée pour booster la valorisation de l’entreprise.
**Allégations principales : manipulation de marché et contenus illégaux**
L’enquête, ouverte en janvier 2025, se concentre sur deux axes principaux. Les procureurs investiguent une possible complicité de diffusion d’images d’abus sexuels sur mineurs. Plus notablement, ils cherchent à déterminer si la controverse sur les deepfakes a été « délibérément générée pour augmenter artificiellement la valeur de X et X AI ». Cette stratégie présumée est liée à une introduction en bourse prévue en juin 2026 pour une nouvelle entité issue d’une fusion entre SpaceX et X AI.
Suite à une perquisition dans les bureaux de X début février, Elon Musk a publiquement insulté les magistrats français, les qualifiant de « mental retards » dans une publication sur la plateforme. X a dénoncé les actions judiciaires comme un « acte abusif » fondé sur des « motivations politiques » et a réfuté toute faute.
**Dimensions internationales et bras de fer juridique**
Le parquet de Paris a confirmé avoir partagé des éléments de l’affaire avec les autorités américaines, notamment le Department of Justice et les procureurs d’État de Californie et de New York, ainsi qu’avec diverses homologues européennes. Selon le Wall Street Journal, l’Office of International Affairs du Department of Justice américain aurait envoyé une lettre arguant que l’enquête française viole les protections de la liberté d’expression du Premier Amendement, bien que les procureurs français affirment n’avoir aucune connaissance de cette correspondance.
À ce stade, X ne fait face à aucune accusation criminelle formelle en France. Les auditions libres visent à permettre aux dirigeants de l’entreprise de présenter leur position sur les faits et toute mesure de conformité prévue. Le parquet a souligné que la présence physique d’Elon Musk, bien que demandée, n’est pas indispensable pour la poursuite de l’enquête.
