Un an après le meurtre choquant de Chloe Aldrovandi, 18 ans, la quête de vérité se poursuit sous l’autorité de la cour interrégionale spécialisée de Marseille. L’étudiante en génie civil a été tuée par balle le 15 février 2025 à Ponte-Leccia, en Corse, dans ce que les autorités estiment être un cas de méprise. L’émotion reste vive sur l’île tandis que la justice tente de démêler les circonstances de ce drame.
Deux suspects mis en examen pour préparation de crime
À ce jour, deux hommes ont été formellement mis en examen dans cette affaire. Antoine Pellegrini, 22 ans, et Lucas Sabiani, 29 ans, sont poursuivis pour « recel de vol en bande organisée » et « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».
Antoine Pellegrini a été arrêté le 27 octobre 2025 en Balagne et est toujours en détention provisoire. Lucas Sabiani, déjà incarcéré pour d’autres faits, a été mis en examen dans cette affaire le 8 février 2026. Il est à noter que les deux hommes sont aussi impliqués dans une information judiciaire distincte concernant le meurtre de Camille Orsoni.
La piste du véhicule volé
Les enquêteurs se sont particulièrement intéressés à une Peugeot 2008 volée à Marseille. Peu après le drame, un véhicule correspondant à cette description a été retrouvé calciné sur la route de Tralonca.
Selon les informations, cette voiture aurait été repérée à plusieurs reprises dans les jours précédant la tragédie, stationnée près du domicile du petit ami de la victime. L’analyse de vidéos de surveillance aurait conduit les enquêteurs vers un box de stockage loué à Calvi au nom de Lucas Sabiani, où le véhicule aurait été entreposé une première fois en novembre 2024.
En retraçant son transport entre la France continentale et la Corse, les policiers estiment qu’Antoine Pellegrini a également participé au déplacement du véhicule.
Des questions en suspens et une enquête toujours active
Aucun des deux hommes mis en examen ne fait actuellement l’objet de poursuites pour le meurtre de Chloe Aldrovandi. Tous deux nient avoir eu connaissance d’un projet criminel. Lors de la procédure de placement en détention d’Antoine Pellegrini, ses avocats ont décrit son implication supposée comme étant « à la périphérie du dossier », arguant qu’il n’était pas prouvé qu’il avait connaissance d’un plan criminel.
Un an après les faits, l’enquête se poursuit pour identifier les tireurs réels et déterminer les responsabilités exactes dans ce qui apparaît comme un homicide par erreur, sur fond de rivalités criminelles. Les parents de Chloe Aldrovandi restent déterminés à garder vivante la mémoire de leur fille jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort.
