Gilgit, Pakistan : Le tourisme dans la région pittoresque de Gilgit-Baltistan a enregistré une baisse sans précédent, avec une diminution de 90 % du nombre de visiteurs cette année. Ce déclin sévère est dû à une combinaison de catastrophes climatiques et de conflits mondiaux, affectant gravement l’économie locale dépendante du tourisme.
Selon Sajid Hussain, directeur adjoint du département du tourisme de Gilgit-Baltistan, seulement 270 grimpeurs internationaux ont visité la région cette année pour gravir des sommets emblématiques tels que le K2 et le Nanga Parbat. En comparaison, plus de 2 000 grimpeurs et randonneurs s’y étaient rendus l’année précédente. Malheureusement, des conditions météorologiques extrêmes, telles que des chutes de pierres, des avalanches et des vents violents, ont contraint de nombreux grimpeurs à abandonner leurs tentatives, les obligeant à quitter les camps de base sans atteindre leurs objectifs.
Iqbal Hussain, directeur du département du tourisme de GB, a exprimé de vives préoccupations concernant la situation. L’année dernière, 24 000 touristes étrangers sans permis et plus d’un million de touristes nationaux avaient exploré la région. Cette année, cependant, le nombre de touristes internationaux et nationaux a plongé drastiquement.
Le tour opérateur Asghar Ali Porik a expliqué que plusieurs facteurs ont dissuadé les touristes étrangers amateurs d’aventure. Le litige en cours concernant l’augmentation des frais de permis, combiné à des problèmes internationaux tels que les tensions entre l’Iran et Israël ainsi qu’entre l’Inde et le Pakistan, a découragé beaucoup de visiteurs potentiels. De plus, les conditions météorologiques imprévisibles ont été un obstacle majeur.
Le long de l’autoroute du Karakoram, un propriétaire de salon de thé local a décrit le changement inquiétant. Traditionnellement animé par les touristes de mai à octobre, son commerce connaît maintenant des journées sans un seul client.
L’impact économique est considérable, touchant les propriétaires d’hôtels, les commerçants, les transporteurs et les artisans. Haider Abbas, propriétaire de Gilgit Looms, a partagé ses difficultés face à cette baisse marquée, soulignant les défis pour couvrir les dépenses comme le loyer et les salaires malgré des investissements importants.
Cette situation met en lumière un besoin crucial de mesures adaptatives pour relancer le tourisme au Gilgit-Baltistan et soutenir les moyens de subsistance dépendant de ce secteur, alors que les défis climatiques et les conflits mondiaux persistent.