Agressions en série près de la Gare du Nord à Paris : une femme hospitalisée, un suspect interpellé

Agressions en série près de la Gare du Nord à Paris : une femme hospitalisée, un suspect interpellé

Un homme décrit comme visiblement sans domicile a été arrêté après avoir agressé deux femmes au hasard dans les rues près de la gare du Nord, dans le 10e arrondissement de Paris, ce mardi matin. L’une des victimes a dû être hospitalisée.

**Une attaque soudaine en matinée**
Les faits se sont produits vers 8 h 35 le 9 décembre près du 129 rue du Faubourg Saint-Martin. Selon une source policière, une femme marchait lorsqu’elle a été soudainement et violemment frappée au visage par l’individu. La violence du coup l’a fait chuter au sol.
Étourdie, elle a réussi à se réfugier dans un café voisin. Le gérant, témoin de l’agression, lui a porté secours immédiatement en alertant les pompiers et la police. La victime a présenté deux hématomes près de l’œil droit et a été transportée à l’hôpital Lariboisière. Une source proche de l’enquête a confirmé que sa vie n’était pas en danger.

**Deuxième agression quelques minutes plus tard**
L’agresseur n’a pas cessé. Il a poursuivi son chemin et, une nouvelle fois sans motif apparent, s’en est pris à une deuxième femme rue de Dunkerque, face à la gare du Nord. Le parquet de Paris a précisé que la première victime, tandis qu’elle était aidée par un témoin, a vu « la même personne frapper une autre victime à la tête ».
Cette fois, une équipe en civil de la Brigade de sécurité des transports de la région parisienne (SDPRT) était sur place. Les fonctionnaires sont intervenus immédiatement, arrêtant le suspect à 8 h 45 – soit seulement dix minutes après la première attaque. La seconde victime, choquée, n’a pas été blessée et n’a pas nécessité de transport hospitalier. Elle a déposé plainte.

**Une enquête en cours**
Le suspect interpellé a été placé en garde à vue au siège de la SDPRT. Un aspect particulier du dossier est que la notification de ses droits a été différée en attendant l’arrivée d’un interprète en langue afghane.
Le parquet de Paris a confirmé que des images de vidéosurveillance ont corroboré l’agression sur la première victime, bien qu’elles n’aient pas couvert la seconde partie des faits. L’enquête a été confiée à la Brigade de sécurité des transports de la région parisienne.