L’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France a apporté des précisions concernant le transfert de seize nourrissons atteints de bronchiolite vers des établissements hospitaliers d’autres régions françaises depuis la mi-octobre. L’autorité sanitaire a tenu à souligner que ces mouvements ne découlaient pas tous d’un manque de capacités d’accueil dans les hôpitaux de la région parisienne.
En réaction à des informations de France Inter, l’ARS a confirmé que deux de ces transferts avaient eu lieu lors du premier week-end de décembre. Si les premiers éléments laissaient entendre une saturation des services, l’agence a fourni un éclairage plus nuancé.
**La proximité du domicile familial, un critère déterminant**
« Sur ces seize transferts, six n’étaient absolument pas liés à une tension hospitalière », a indiqué l’ARS. « Les parents habitaient dans une autre région, le transfert avait donc du sens. » Pour les dix autres cas, l’agence a expliqué que des lits étaient bien disponibles en Île-de-France, mais dans des établissements plus éloignés des domiciles des familles. « Il était plus logique de les transférer dans d’autres régions, mais dans des hôpitaux plus proches de leur résidence », a-t-elle précisé.
**Contexte d’une épidémie nationale**
L’épidémie de bronchiolite a placé toutes les régions de France métropolitaine, à l’exception de la Corse, en phase d’alerte depuis fin novembre. Au cours de la semaine du 24 au 30 novembre, environ 3 000 nourrissons de moins d’un an ont été vus aux urgences pour cette maladie, dont près de 1 000 ont dû être hospitalisés.
L’Île-de-France figure parmi les trois régions les plus touchées, avec la Normandie et les Hauts-de-France. Chaque année, la bronchiolitis constitue la première cause d’hospitalisation pour les enfants de moins d’un an en France, touchant traditionnellement un grand nombre d’entre eux entre les mois d’octobre et de février.
Les autorités sanitaires rappellent que le traitement préventif Beyfortus, disponible depuis trois ans, permet de prévenir les formes graves de la maladie.