Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a confirmé, ce vendredi, la mort des six membres d’équipage d’un avion ravitailleur militaire américain qui s’est écrasé en Irak occidental. L’incident s’est produit jeudi et fait l’objet d’une enquête. Les responsables américains affirment qu’il ne résulte pas de tirs ennemis ou amis.
**Détails de l’incident**
Le crash concerne un KC-135 Stratotanker, un avion ravitailleur construit par Boeing dans les années 1950 et 1960, qui constitue un pilier des opérations de ravitaillement en vol américaines. Un second avion KC-135 était impliqué dans la mission mais a atterri sans dommage. Les forces américaines ont déployé un nombre important d’aéronefs au Moyen-Orient pour des opérations visant l’Iran, ce qui met en lumière les risques inhérents à ces missions de ravitaillement aérien.
**Hausse des pertes dans le conflit régional**
Ces décès portent à au moins 13 le nombre total de militaires américains tués dans des opérations contre l’Iran depuis le 28 février. Par ailleurs, l’agence Reuters a rapporté que jusqu’à 150 soldats américains ont été blessés dans le cadre de la campagne américano-israélienne en cours contre Téhéran. Le même jour que l’annonce du crash, deux marins américains ont été blessés dans un incendie sans lien avec le combat à bord du porte-avions USS Gerald Ford.
**Revendications contradictoires et contexte élargi**
Alors que le Centcom nie toute attaque ennemie, un groupe parapluie de factions armées soutenues par l’Iran a revendiqué la responsabilité de l’abattage de l’appareil. Ce conflit a déjà causé des morts, dont sept militaires américains tués par une frappe de drone au Koweït. Le président Donald Trump et des hauts responsables ont averti que d’autres morts dans l’armée américaine étaient à prévoir alors que Téhéran riposte aux frappes américaines et israéliennes.
L’enquête sur les circonstances exactes du crash se poursuit dans un contexte militaire régional volatile et en escalade.
