Une division interne significative est apparue au sein de la direction du Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) au Khyber Pakhtunkhwa concernant la stratégie du parti pour une protestation nationale prévue le 8 février. Le désaccord porte sur l’opposition de membres clés du parti parlementaire provincial à la proposition de fermetures de routes et de confinement, invoquant de graves inconvénients pour le public.
Cette protestation, annoncée par l’alliance d’opposition Tehreek-e-Tahaffuz-e-Ayeen-Pakistan (TTAP), est prévue pour le deuxième anniversaire des élections générales de 2024, que le PTI a systématiquement qualifiées de « truquées ». L’alliance a déclaré ce jour comme une grève d’arrêt national, le présentant comme un moment décisif dans la lutte pour les droits constitutionnels.
**Une réunion houleuse expose les lignes de fracture**
Selon des sources proches des discussions, la fracture est devenue évidente lors d’une réunion du parti parlementaire du PTI KP tenue pour finaliser la stratégie de protestation. Le député de l’Assemblée nationale (MNA) Shahid Khattak a mené l’opposition aux tactiques perturbatrices, arguant que la population du KP avait déjà donné son mandat au parti.
Khattak a mis en garde contre le fait qu’imposer un confinement et bloquer les routes nuirait directement au public et créerait d’importantes difficultés politiques pour le parti dans la province. Sa position a été soutenue par son collègue député Atif Khan lors de la réunion.
**Une direction sous pression**
La réunion serait devenue tendue lorsque le président du PTI pour le Khyber Pakhtunkhwa, Junaid Akbar, a exprimé sa frustration face aux pressions contradictoires pesant sur la direction. « Qui sommes-nous censés satisfaire ? D’abord Aleema Khan, puis les militants, et maintenant vous… Qui devrions-nous convaincre ? » a déclaré Akbar à Khattak, soulignant les défis internes.
Dans un entretien avec Geo News, le député Shahid Khattak a confirmé la discussion, indiquant avoir averti qu’un confinement causerait des difficultés indues aux citoyens ordinaires. Il a également suggéré de compiler une liste des membres du parti qui n’avaient pas participé aux protestations antérieures devant la prison d’Adiala, indiquant de futures mesures de responsabilisation interne.
Le TTAP, dans une déclaration le mois dernier, a réitéré ses allégations d’un mandat public violé et d’un vol de votes à grande échelle lors des élections de 2024, préparant le terrain pour la protestation à venir. La manière dont la section KP du PTI gérera cette dissidence interne sera cruciale pour l’unité et la réception publique de l’action du 8 février.
