Le Conseil de Sécurité des Nations Unies (CSNU) a émis une condamnation ferme de la récente vague d’attaques terroristes dans la province du Balochistan au Pakistan, exigeant que les auteurs et leurs commanditaires soient traduits en justice. Cette déclaration intervient alors que des sources sécuritaires pakistaises font état de la mort de près de 200 militants dans une vaste opération antiterroriste.
Dans une déclaration formelle publiée mardi, le CSNU a qualifié les assauts multi-villes « d’odieux et lâches ». Le Conseil a souligné l’impératif de tenir pour responsables toutes les parties impliquées, y compris les « auteurs, organisateurs, financeurs et commanditaires ».
**Attaques coordonnées et réponse militaire rapide**
Cette condamnation fait suite à une série d’attaques coordonnées sur une période de trois jours, revendiquées par l’Armée de libération du Baloutchistan (BLA), un groupe séparatiste. Les militants ont ciblé près d’une douzaine de sites, dont Quetta, Mastung, Gwadar et Pasni, entraînant la mort de 22 membres des forces de sécurité et de 36 civils.
En réponse, les forces de sécurité pakistaises ont lancé des opérations étendues basées sur le renseignement à travers la province. Des sources officielles ont rapporté que 197 militants liés à ces attaques avaient été neutralisés. Les autorités pakistaises accusent régulièrement la direction des militants d’opérer depuis l’autre côté de la frontière afghane.
**Coopération internationale et contexte régional**
Le CSNU a exhorté tous les États à « coopérer activement » avec le gouvernement pakistanais, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes de l’ONU, pour lutter contre le terrorisme. Le Conseil a réaffirmé que le terrorisme sous toutes ses formes constitue l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales.
Le ministre en chef du Balochistan, Sarfraz Bugti, a déclaré qu’environ 200 militants avaient participé aux assauts initiaux, dont la plupart avaient depuis été « pourchassés ou tués ». Il a accusé les assaillants d’avoir délibérément utilisé des civils comme boucliers humains.
Ces attaques soulignent les défis sécuritaires persistants dans la région. Le Pakistan a connu une augmentation significative des incidents terroristes transfrontaliers depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en 2021, les provinces frontalières comme le Balochistan et le Khyber Pakhtunkhwa supportant le plus lourd fardeau.
**Des statistiques annuelles de la lutte antiterroriste révélées**
La récente violence s’inscrit dans un schéma plus large d’activité militante intensifiée. Plus tôt cette année, l’aile médiatique de l’armée, l’ISPR, a révélé que les agences pakistanaises d’application de la loi avaient mené plus de 75 000 opérations basées sur le renseignement à l’échelle nationale en 2025.
* 14 658 opérations ont été menées dans le Khyber Pakhtunkhwa.
* 58 778 opérations ont eu lieu au Balochistan.
* 2 597 terroristes ont été tués dans des opérations antiterroristes l’année dernière.
Le directeur général de l’ISPR, le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, a déclaré que des ressortissants afghans étaient impliqués dans toutes les principales attaques terroristes au Pakistan au cours de l’année précédente, soulignant la nature transnationale de la menace.
La déclaration du CSNU s’est conclue par des condoléances aux familles des victimes et au peuple pakistanais, en souhaitant un rétablissement rapide aux blessés. La position ferme de l’organisme international signale une inquiétude mondiale croissante quant à la stabilité de la région et à la nécessité d’un effort concerté pour démanteler les réseaux terroristes.
