Les États-Unis ont approuvé des ventes d’armes multibillions de dollars à leurs alliés clés du Moyen-Orient, l’Arabie Saoudite et Israël. Cette décision marque un engagement militaire majeur à un moment de fortes tensions régionales avec l’Iran.
Le Département d’État a annoncé ces approbations vendredi. Le package comprend notamment une vente de 9 milliards de dollars à l’Arabie Saoudite pour 730 systèmes de défense antimissile Patriot. Pour Israël, une vente de 3,8 milliards de dollars porte sur 30 hélicoptères d’attaque Apache AH-64E. S’y ajoute une vente supplémentaire de 1,8 milliard de dollars à Israël pour des véhicules tactiques légers conjoints, portant le total pour cet État à 5,6 milliards de dollars.
Dans un communiqué, le Département d’État a souligné la logique stratégique derrière la vente à Israël. « Les États-Unis sont engagés en faveur de la sécurité d’Israël, et il est vital pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et prête », a déclaré le département, ajoutant que la vente proposée est conforme à ces objectifs. Les États-Unis fournissent chaque année des milliards d’aide militaire à Israël, bien que cette transaction particulière soit structurée comme une vente directe.
Ces approbations interviennent alors que la région navigue dans une paix fragile. Israël et le Hamas ont convenu d’un cessez-le-feu soutenu par les États-Unis en octobre, mettant largement en pause deux ans de guerre à Gaza. L’administration Trump a déclaré que le cessez-le-feu en est maintenant à une deuxième phase axée sur le désarmement du Hamas.
Cependant, les tensions restent extrêmement vives ailleurs. Les États-Unis ont déployé un contingent militaire important près des eaux iraniennes. L’année dernière, Israël a mené une campagne de bombardements majeure contre des sites nucléaires et militaires en Iran.
L’Arabie Saoudite, tout en renforçant ses défenses avec les nouveaux missiles Patriot, a exprimé une certaine prudence concernant une éventuelle attaque contre l’Iran. Les nations du Golfe craignent qu’une instabilité régionale ne compromette leur réputation de havres sûrs pour les affaires.
En arrière-plan de ces contrats d’armement se trouve un coût humain dévastateur lié au récent conflit entre Israël et le Hamas. Selon un décompte de l’AFP, l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1 221 Israéliens, principalement des civils. Le ministère de la Santé de Gaza rapporte qu’au moins 71 667 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne qui a suivi.
Ces ventes d’armes substantielles soulignent la stratégie de l’administration Biden visant à renforcer les capacités militaires de ses principaux alliés comme moyen de dissuasion, tandis que les efforts diplomatiques se poursuivent pour gérer l’une des régions les plus volatiles au monde.
