L’Iran a lancé un avertissement sans équivoque dimanche, déclarant que toute attaque militaire américaine déclencherait des représailles immédiates contre les actifs militaires et maritimes des États-Unis. Cette menace survient dans un contexte d’escalade des tensions régionales et de manifestations persistantes à l’intérieur du pays.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a été catégorique dans des propos diffusés par la télévision d’État : « En cas d’attaque militaire par les États-Unis, le territoire occupé ainsi que les centres militaires et maritimes américains seront nos cibles légitimes. » Cette déclaration marque une nette escalade rhétorique, établissant un lien direct entre l’agitation intérieure et un risque de conflit international.
Cet avertissement de Téhéran intervient alors que des sources indiquent qu’Israël est passé en état d’alerte élevée, anticipant une possible intervention américaine en Iran. Le pays est secoué par des manifestations depuis fin décembre 2025, principalement motivées par une inflation galopante. Les autorités iraniennes accusent les États-Unis et Israël de fomenter ces troubles.
Le président américain Donald Trump a multiplié les menaces d’intervention ces derniers jours, mettant en garde les dirigeants iraniens contre tout usage de la force envers les manifestants. Samedi, Trump a publiquement affirmé que les États-Unis étaient « prêts à aider », alimentant les spéculations sur une action potentielle.
Selon une source israélienne présente lors de l’échange, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le secrétaire d’État américain Marco Rubio ont discuté de la possibilité d’une intervention américaine en Iran lors d’un appel téléphonique samedi. Un responsable américain a confirmé que l’appel avait eu lieu sans en révéler le contenu.
Les sources au fait des consultations de sécurité israéliennes ce week-end n’ont pas détaillé les implications concrètes de cet état d’alerte élevée. Le contexte régional demeure volatile, suite à une guerre de 12 jours entre Israël et l’Iran en juin, durant laquelle les États-Unis s’étaient joints à Israël pour mener des frappes aériennes.
La situation constitue un face-à-face géopolitique complexe, où les protestations internes en Iran deviennent un point de friction pouvant dégénérer en confrontation militaire internationale. La menace explicite envers les actifs américains indique que Téhéran se prépare à un conflit plus large si Washington décidait de donner suite à ses avertissements.
