Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé son intention de proposer une approche européenne unifiée pour imposer des restrictions de visa aux pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants en situation d’expulsion. Lors de son intervention sur France 2 le mercredi 26 février, Barrot a souligné la nécessité d’une action collective entre les États membres de l’UE pour traiter efficacement ce problème.
« Si un pays ne coopère pas avec les autorités françaises, je proposerai que tous les pays européens restreignent simultanément la délivrance de visas », a déclaré Barrot. Il a souligné que les mesures au niveau national se sont révélées inefficaces, en citant les tensions diplomatiques persistantes avec l’Algérie pour illustrer le contexte de cette discussion. Cette annonce est intervenue quelques heures avant une réunion interministérielle sur le contrôle de l’immigration.
Barrot a également suggéré que les pays montrant une meilleure coopération dans le rapatriement des migrants en situation irrégulière pourraient bénéficier de réductions de droits de douane. « C’est un levier particulièrement puissant au niveau européen », a-t-il ajouté.
En plus des restrictions de visa, le ministre français a appelé à des réformes juridiques permettant aux juges de détenir et de maintenir en garde les migrants irréguliers pour des raisons d’ordre public. « Actuellement, cela n’est pas possible légalement, et je trouve cela inacceptable », a-t-il déclaré.
Cette proposition reflète la volonté de la France de promouvoir une réponse coordonnée de l’Europe face aux défis migratoires, en particulier alors que les tensions diplomatiques avec certains pays compliquent les efforts d’expulsion. Le plan devrait être discuté plus en détail lors de la prochaine réunion interministérielle, avec des implications potentielles pour la politique migratoire de l’UE.