Le « Conseil de la Paix » nouvellement établi par le président américain Donald Trump a désigné 26 pays comme ses membres fondateurs, avec une absence notable des grandes nations européennes. Initialement conçu pour superviser un cessez-le-feu et la reconstruction à Gaza, ce conseil détient désormais un mandat élargi pour la construction de la paix à l’échelle mondiale.
La liste des membres fondateurs, annoncée mercredi, comprend le Pakistan, l’Arabie Saoudite, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, le Qatar et Bahreïn. D’autres nations issues d’Asie, d’Afrique, d’Europe et des Amériques ont également rejoint l’initiative.
**Diversité géographique et absences notables**
La composition des membres fondateurs présente une diversité géographique significative. La liste complète inclut :
Le Pakistan, l’Arabie Saoudite, la Turquie, les Émirats Arabes Unis, le Qatar, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, l’Égypte, l’Indonésie, la Jordanie, le Kazakhstan, le Koweït, le Maroc, l’Ouzbékistan, le Vietnam, l’Argentine, l’Arménie, l’Albanie, la Biélorussie, la Bulgarie, le Cambodge, le Salvador, la Hongrie, le Kosovo, la Mongolie et le Paraguay.
Cependant, l’absence de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni est remarquée. Des rapports indiquent que de vifs désaccords sur des questions comme le Groenland et les politiques tarifaires ont tendu les relations entre Washington et plusieurs capitales européennes.
**Mandat élargi et réactions internationales**
Le président Trump a annoncé la création du conseil le 15 janvier dans le cadre de son plan plus large pour Gaza, qui a facilité un récent accord de cessez-le-feu. Bien que centré à l’origine sur Gaza, la charte du conseil élargit son champ d’action à « la construction de la paix dans toutes les zones touchées ou à risque de conflit ».
Le conseil a lancé son compte officiel sur la plateforme de réseaux sociaux X une semaine après sa présentation formelle au Forum Économique Mondial de Davos, en Suisse.
Les réactions internationales sont mitigées. L’Ukraine s’est interrogée sur la façon dont elle pourrait participer aux côtés de la Russie et de la Biélorussie, bien que la Russie n’ait pas été incluse en tant que membre fondateur. Ceci est à noter malgré la déclaration du président russe Vladimir Poutine de sa volonté d’allouer 1 milliard de dollars d’actifs russes gelés au budget du conseil.
La formation de cet organe marque une étape importante dans l’approche de l’administration Trump en matière de résolution des conflits internationaux, positionnant une coalition de puissances largement non occidentales à l’avant-garde d’une nouvelle initiative de paix.
