Les deux co-streamers de la défunte personnalité d’internet Jean Pormanove ont été placés en garde à vue à Nice. Owen Cenazandotti et Safine Hamadi, connus en ligne sous les pseudonymes « Naruto » et « Safine », sont interrogés dans le cadre d’une enquête préliminaire pour des charges graves, incluant violences en groupe, abus de faiblesse et provocation à la haine et à la discrimination.
**Une enquête distincte du décès**
Selon le parquet de Nice, cette mesure intervient dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en décembre 2024, soit plusieurs mois avant le décès de Jean Pormanove survenu lors d’un direct en août 2025. L’enquête a été déclenchée suite à un reportage médiatique évoquant l’existence de streams durant lesquels Pormanove et une autre personne en situation de handicap auraient subi des humiliations.
Le procureur Damien Martinelli a précisé que cette investigation n’est pas liée à l’enquête sur les causes de la mort de Jean Pormanove. Une autopsie aurait écarté l’implication d’un tiers dans son décès.
**Un contenu en ligne polémique**
Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, est décédé le 18 août 2025 pendant un stream sur la plateforme Kick. Avant sa mort, des heures de diffusion montraient l’homme se faire insulter, frapper, tirer par les cheveux, menacer et canarder de projectiles de paintball par les deux individus aujourd’hui en garde à vue.
À l’époque, lors d’auditions en janvier 2025, Jean Pormanove et un autre présumé victime, Coudoux, avaient fermement nié être victimes de violences. Ils avaient affirmé que ces actes étaient des mises en scène destinées à créer le buzz et générer des revenus.
**Les accusations détaillées par la justice**
Le procureur a détaillé les charges retenues dans l’enquête en cours, qui incluent :
– Violences en groupe n’ayant pas entraîné une incapacité totale de travail (ITT)
– Violences en groupe avec arme sans ITT
– Violences en groupe avec arme sur mineur de moins de 15 ans
– Abus de faiblesse
– Provocation à la haine et à la discrimination fondée sur le handicap et l’orientation sexuelle
– Enregistrement et diffusion d’images violentes
Il s’agit de la seconde garde à vue des deux streamers dans cette affaire, après une première mesure similaire levée en janvier 2025. Le parquet a indiqué que la durée déjà effectuée sera décomptée du délai maximal de garde à vue de 48 heures.
