Un tribunal de district et des sessions d’Islamabad a émis un mandat d’arrêt non bailable à l’encontre du ministre en chef du Khyber Pakhtunkhwa, Sohail Afridi. Le mandat a été autorisé mercredi par le juge civil principal Abbas Shah, en raison de l’absence répétée d’Afridi dans une affaire concernant des déclarations présumées trompeuses contre des institutions de l’État.
Le tribunal a ordonné aux autorités chargées de l’application de la loi de procéder à l’arrestation du ministre en chef et de le présenter devant l’instance judiciaire. Les procédures ont été ajournées au 10 février.
**Contexte de l’affaire et procédures judiciaires**
L’Agence nationale d’enquête sur la cybercriminalité (NCCIA) a enregistré l’affaire contre le ministre en chef Afridi en vertu de la loi sur la prévention des délits électroniques (PECA). L’agence l’accuse d’avoir fait des déclarations qui auraient porté atteinte à la réputation des institutions de l’État.
Ce n’est pas le seul défi juridique auquel est confronté le ministre en chef. Il fait également face à des procédures devant un tribunal antiterroriste liées à sa participation présumée à une manifestation à Islamabad le 26 novembre.
**Affaire à la Commission électorale et intervention de la Haute Cour**
Parallèlement, le ministre en chef Afridi est impliqué dans une affaire devant la Commission électorale du Pakistan (CEP) concernant une violation présumée du code de conduite lors d’une récente élection partielle de l’Assemblée nationale dans le Khyber Pakhtunkhwa.
Dans un développement connexe, la Haute Cour de Peshawar (PHC) a temporairement empêché la CEP de prendre toute mesure définitive contre Afridi. Cet ordre concerne un avis signifié pour des menaces présumées envers des fonctionnaires lors de la campagne de l’élection partielle de Haripur.
Un banc de deux juges de la PHC, composé du juge Syed Arshad Ali et du juge Faheem Wali, a entendu une pétition déposée par le ministre en chef. Son avocat, Bashir Khan Wazir, a soutenu que la CEP avait pris acte d’un discours prononcé en dehors de la circonscription concernée, affirmant qu’Afridi effectuait une tournée à l’échelle de la province pour annoncer des projets de développement.
Le tribunal a convoqué le dossier de la décision de la CEP et a brièvement ajourné l’audience.
