Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté une invitation du président américain Donald Trump pour rejoindre un nouveau « Conseil de la Paix », a annoncé le bureau du dirigeant israélien mercredi. Conçu à l’origine pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza après plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas, la charte proposée du conseil accorde désormais à Trump, en tant que président, des pouvoirs étendus pour traiter les conflits armés dans le monde. Cet élargissement positionne l’organe comme un rival potentiel des efforts de médiation des Nations Unies.
L’annonce intervient dans un contexte de tensions transatlantiques croissantes. La France a demandé un exercice de l’OTAN au Groenland et s’est déclarée prête à y participer, une manœuvre perçue comme une réponse aux avances de Trump pour acquérir ce territoire autonome danois. Au Forum économique mondial de Davos, le président français Emmanuel Macron a mis en garde contre les tentatives américaines de « subordonner l’Europe », qualifiant les menaces des États-Unis « d’inacceptables ». Le président lituanien Gitanas Nausėda a déclaré que toute action militaire américaine contre un allié « signifierait la fin de l’OTAN ».
Trump est arrivé à Davos pour des réunions cruciales avec les dirigeants européens, après un départ retardé en raison d’un problème technique sur son avion. Son programme comprend un discours principal et des discussions axées sur le Groenland. Interrogé sur les limites de sa démarche pour acquérir le territoire, Trump a répondu : « Vous le découvrirez ». Parallèlement, l’envoyé russe Kirill Dmitriev a fait état de discussions « constructives » sur l’Ukraine avec des émissaires américains, dont Jared Kushner.
Le « Conseil de la Paix » exige une contribution d’entrée d’un milliard de dollars de la part des nations participantes. Alors que plusieurs dirigeants mondiaux ont reçu des invitations, le refus français aurait provoqué la colère de Trump, qui a menacé d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français. L’ancien commissaire européen Thierry Breton a averti que sans une réponse unifiée, l’Europe risquait d’être « écrasée entre les États-Unis et la Chine ». Alors que Netanyahu s’aligne sur l’initiative de Trump, l’évolution du conseil, d’un organe centré sur Gaza à un médiateur des conflits mondiaux, marque un tournant significatif dans le paysage diplomatique, accentuant les tensions au sein des alliances internationales.
