Le président américain Donald Trump a publiquement sommé Cuba de négocier avec Washington, déclarant que la nation communiste ne recevra plus de soutien pétrolier ou financier vital en provenance du Venezuela. Cet avertissement fait suite à l’opération militaire américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, permettant à l’administration Trump de rediriger les exportations de pétrole vénézuélien vers les États-Unis.
Un avertissement économique sans équivoque
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a affirmé sans ambages : « IL N’Y AURA PLUS DE PÉTROLE NI D’ARGENT POUR CUBA — ZÉRO ! Je leur suggère fortement de conclure un accord, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD. » Il a souligné que Cuba dépendait depuis des années de « grandes quantités de PÉTROLE et d’ARGENT du Venezuela. »
Cette perte est dévastatrice pour l’économie cubaine. Les données de l’année dernière montrent que le Venezuela fournissait en moyenne 27 000 barils par jour à l’île, couvrant environ la moitié du déficit pétrolier de Cuba.
Les services de renseignement américains évaluent la stabilité cubaine
Si Trump a suggéré que Cuba était « prête à tomber », un rapport de Reuters citant des évaluations du renseignement américain dresse un tableau plus nuancé. Des sources familières avec ces rapports confidentiels indiquent que si l’économie cubaine est sévèrement tendue – avec des secteurs clés comme l’agriculture et le tourisme paralysés par des pannes d’électricité et des sanctions – il n’y a pas de consensus clair sur un effondrement imminent du gouvernement.
L’évaluation de la CIA note que la perte de décennies de soutien du Venezuela, un allié clé, rendra la gouvernance « plus difficile » pour l’administration au pouvoir depuis la révolution de 1959.
Spéculations sur l’avenir politique
Dans une publication séparée sur les réseaux sociaux, Trump a amplifié un message suggérant que le secrétaire d’État américain Marco Rubio, fils d’immigrants cubains, pourrait devenir le prochain dirigeant de Cuba. Trump a republié le message avec le commentaire : « Cela me semble bien ! » Cette republication a suivi l’opération à Caracas ayant abouti à la capture de Maduro et à la mort de dizaines de membres du personnel de sécurité vénézuélien et cubain.
Cet ultimatum public marque une escalade significative de la pression américaine sur Cuba, utilisant le changement dramatique du paysage politique vénézuélien pour forcer un possible règlement diplomatique.
