Le Pakistan a officiellement proposé de servir de médiateur dans le conflit qui s’intensifie rapidement entre les États-Unis, Israël et l’Iran, alors que les tensions régionales atteignent un pic avec des frappes de missiles à grande échelle et un bilan humain en hausse.
**Un ministre annonce la volonté d’intervenir**
Le ministre de l’Information, Attaullah Tarar, a souligné dans une interview avec Al-Jazeera le « rôle pivot du Pakistan en tant que partenaire régional » et son profond engagement en faveur de la stabilité diplomatique. Il a exprimé le désir sincère du pays de participer à la désescalade de la situation et d’empêcher une plus grande instabilité régionale.
« Le Pakistan est engagé dans des discussions avec divers partenaires », a déclaré Tarar, ajoutant que les relations de longue date du pays dans la région le positionnent pour jouer un rôle de médiation constructif.
**Le conflit atteint un point critique**
Cette offre intervient alors que la campagne militaire américano-israélienne contre l’Iran ne montre aucun signe d’apaisement. Le conflit a considérablement escaladé suite à l’assassinat par Israël de hauts responsables iraniens, dont le chef de la sécurité Ali Larijani et le commandant du Basij, Gholamreza Soleimani.
En représailles, l’Iran a lancé des missiles à sous-munitions sur Tel-Aviv pendant la nuit, tuant au moins deux personnes et portant le bilan israélien de la guerre à au moins 14 morts. Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran a déclaré avoir utilisé des missiles avancés Khorramshahr 4 et Qadr lors de cette attaque.
**Frappes régionales et mouvements diplomatiques**
Le conflit s’est propagé dans toute la région. Les États arabes du Golfe auraient subi plus de 2000 attaques de missiles et de drones ciblant des actifs américains, des infrastructures pétrolières et des zones civiles, les Émirats arabes unis étant une cible principale.
En réponse à la crise, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle accueillerait une réunion consultative des ministres des Affaires étrangères arabes et islamiques à Riyad pour discuter du soutien à la sécurité régionale.
**La nouvelle direction iranienne rejette un cessez-le-feu**
Par ailleurs, le nouveau Guide suprême de l’Iran, Mojtaba Khamenei, a fermement rejeté les propositions de cessez-le-feu ou de réduction des tensions avec les États-Unis. Assistant à sa première réunion de politique étrangère depuis sa nomination, Khamenei a déclaré que ce n’était pas « le moment pour la paix tant que les États-Unis et Israël ne sont pas mis à genoux ».
Les États-Unis et Israël ont déclaré qu’un objectif premier de leurs attaques, qui ont commencé il y a plus de deux semaines et ont entraîné la mort du précédent guide suprême de l’Iran, était d’empêcher l’Iran de développer un programme d’armes nucléaires.
Alors que le Pakistan se positionne comme un médiateur potentiel et que les hostilités se poursuivent sans relâche, la communauté internationale guette toute ouverture diplomatique susceptible de freiner cette guerre qui s’étend.
