Des négociations cruciales se déroulent actuellement à Islamabad. Le président du Parti du peuple pakistanais (PPP), Bilawal Bhutto Zardari, a lancé un avertissement sans équivoque : la réussite des discussions entre les États-Unis et l’Iran est impérative pour la communauté internationale, et il n’existe aucune alternative viable à la paix. Dans un entretien avec un média britannique, l’ancien ministre des Affaires étrangères a souligné que le « Plan A » – parvenir à une paix durable – doit aboutir, les conséquences d’un conflit prolongé étant potentiellement dévastatrices à l’échelle mondiale.
**Cessez-le-feu et diplomatie à haut risque**
Ces pourparlers, organisés par le Pakistan à Islamabad, font suite à un cessez-le-feu de deux semaines obtenu après six semaines de conflit intense. Les hostilités ont débuté le 28 février après des frappes coordonnées américaines et israéliennes ayant assassiné le Guide suprême iranien Ali Khamenei et ciblé des infrastructures militaires et nucléaires. Les actions de représailles de Téhéran ont perturbé le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et frappé le territoire israélien ainsi que des bases américaines dans le Golfe, causant plus de 2 000 morts.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a annoncé l’accord de cessez-le-feu le 8 avril, mettant un terme aux frappes aériennes américaines et israéliennes ainsi qu’aux opérations régionales de l’Iran. Bilawal Bhutto Zardari a indiqué que les bombardements et les actions de rétorsion ont cessé, et que le Pakistan espère que le dialogue permettra de combler le déficit de confiance.
**Propositions contradictoires sur la table**
Les négociations s’appuient sur la formule en 10 points de l’Iran, bien que des divergences persistent sur certains aspects. Washington a pour sa part présenté un cadre de 15 points axé sur :
* Les programmes iraniens d’uranium enrichi et de missiles balistiques
* Un allègement des sanctions
* La réouverture du détroit d’Ormuz
