Le président américain Donald Trump a indiqué qu’un second round de négociations entre les États-Unis et l’Iran pourrait avoir lieu dès vendredi, selon un rapport du New York Post. Cette évolution intervient alors qu’un cessez-le-feu fragile se poursuit, les deux parties étant engagées dans une impasse sur des questions clés, notamment le statut du détroit d’Ormuz.
Interrogé par le New York Post sur des informations en provenance du Pakistan — qui a servi de médiateur lors du premier round de discussions — suggérant qu’un second round était « attendu à Islamabad dans les 36 à 72 prochaines heures », Trump aurait répondu par SMS : « C’est possible ! »
**Prolongation du cessez-le-feu dans l’incertitude**
Trump a annoncé mardi qu’il prolongeait une trêve de deux semaines dans le conflit, alors qu’elle était sur le point d’expirer. Dans un message sur Truth Social, le président a déclaré qu’il agissait à la demande du Pakistan pour suspendre les attaques jusqu’à ce que les dirigeants iraniens soumettent ce qu’il a appelé une « proposition unifiée ».
Cependant, une source informée de la situation a déclaré à Reuters que Trump n’a pas fixé de calendrier définitif pour la prolongation du cessez-le-feu, ajoutant à l’incertitude entourant le processus de paix.
**Le détroit d’Ormuz reste un point chaud**
L’obstacle principal à une résolution permanente reste le détroit d’Ormuz, une route maritime mondiale vitale. Téhéran a fermé le détroit à tout trafic après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes à travers l’Iran le 28 février. En représailles, l’Iran a également lancé des frappes contre Israël et des bases américaines au Moyen-Orient.
Bien que Washington ait annoncé les membres de sa délégation pour le second round de pourparlers, Téhéran a clairement fait savoir sa position : il ne reviendra à la table des négociations qu’après que les États-Unis auront levé leur blocus naval des ports iraniens.
« Dès qu’ils lèveront le blocus, le prochain round de négociations se tiendra à Islamabad », a déclaré à Al Jazeera l’ambassadeur d’Iran auprès de l’ONU, Amir-Saeid Iravani.
**Le Pakistan poursuit ses efforts de médiation**
Islamabad reste un médiateur clé dans le conflit. Les autorités pakistanaises affirment être en communication constante avec les dirigeants iraniens, poursuivant une voie de diplomatie et de dialogue. Cependant, une réponse formelle de l’Iran concernant sa délégation pour le prochain round de pourparlers est toujours en attente, selon le ministre de l’Information Attaullah Tarar.
« La réponse formelle de la partie iranienne concernant la confirmation de la délégation pour participer aux pourparlers de paix d’Islamabad est toujours attendue », a écrit Tarar sur X.
**L’Iran reconnaît le rôle du Pakistan**
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré mercredi que la République islamique apprécie les efforts du Pakistan pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Interrogé par des journalistes sur la prolongation du cessez-le-feu, Baqaei a souligné que si Téhéran est reconnaissant du rôle du Pakistan, elle « prend les mesures nécessaires pour sauvegarder les intérêts nationaux et la sécurité de l’Iran ».
Les combats qui ont conduit à la crise actuelle ont pris fin le 8 avril, lorsque le Premier ministre Shehbaz Sharif a annoncé un cessez-le-feu de deux semaines et invité les deux parties à Islamabad pour des pourparlers. Ces premières négociations se sont conclues sans accord sur une fin permanente du conflit, laissant la région dans un état de calme précaire.
