L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé jeudi la formation d’un Conseil de Paix pour Gaza, un élément central du plan américain pour le territoire palestinien. Trump a déclaré qu’il présiderait ce conseil, chargé de superviser un comité nouvellement formé d’administrateurs palestiniens pour l’enclave.
La création du conseil s’inscrit dans la deuxième phase du plan de paix américain pour Gaza. Cette phase implique un comité apolitique de 15 technocrates, dirigé par l’ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire Ali Shaath. Cet organe temporaire est destiné à gérer Gaza et à piloter l’étape initiale de la reconstruction.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a souligné son soutien à ce comité de transition, déclarant : « Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés envers un avenir pacifique ! »
Selon les rapports, le Conseil de Paix comprendra des représentants de plusieurs nations, dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et la Turquie. L’ancien envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, devrait diriger les opérations sur le terrain du conseil.
Le plan américain énonce plusieurs conditions et étapes pour cette phase : un accord complet de démilitarisation avec le Hamas, exigeant la reddition de toutes les armes et le démantèlement des tunnels ; le retour immédiat de tous les corps des captifs restants à Israël ; et le déploiement d’une force internationale de stabilisation pour aider à sécuriser Gaza et former les unités de police palestiniennes.
Le comité administratif est confronté au défi monumental de gouverner un territoire dévasté par deux ans de guerre. Les frontières de Gaza et ses points d’accès restent sous contrôle israélien, et de graves pénuries de nourriture, d’eau potable, de médicaments et de carburant sont une réalité quotidienne pour sa population.
Le succès de cette phase de transition est essentiel pour l’objectif plus large de reconstruction évoqué par l’envoyé américain Steve Witkoff, qui a déclaré que la phase deux doit conduire à la « reconstruction » de Gaza.
