Équipe Technique du FMI à Islamabad pour Évaluer les Risques de Gouvernance Économique et de Mauvaise Gestion

Équipe Technique du FMI à Islamabad pour Évaluer les Risques de Gouvernance Économique et de Mauvaise Gestion

Une équipe technique du Fonds Monétaire International (FMI) est en visite à Islamabad pour évaluer pendant une semaine les structures de gouvernance économique du Pakistan et les risques liés à la mauvaise gestion. L’objectif principal de cette mission est d’encourager des réformes pour faciliter un développement durable et inclusif en améliorant les cadres institutionnels de gouvernance économique.

L’équipe analysera l’ampleur des risques de mauvaise gestion dans six domaines clés des fonctions de l’État, notamment la gouvernance financière, la gestion et les actions de la banque centrale, la supervision du secteur financier, les régulations du marché, la gouvernance du droit, et le système d’assistance financière pour le blanchiment d’argent et le terrorisme. Au cours de cette mission, des discussions seront menées avec divers acteurs, y compris la justice, la Banque d’État, la Commission des valeurs mobilières, les organismes électoraux et les autorités fiscales pour évaluer leurs opérations.

Dans le cadre du programme de prêt actuel avec le FMI, le gouvernement s’est engagé à renforcer ses capacités institutionnelles contre la mauvaise gestion, à soutenir le développement inclusif, et à créer un environnement équilibré pour les entreprises et les investisseurs. Suite à cette évaluation, l’emprunteur partagera les détails de son « Diagnostic de Gouvernance et de Mauvaise Gestion » avec le gouvernement d’ici juillet. Ce diagnostic permettra d’analyser les risques de gouvernance et de mauvaise gestion et d’identifier les réformes structurelles prioritaires.

L’agenda de réformes inachevé du Pakistan a été principalement axé sur les impôts, le commerce, les taux de change, la politique budgétaire et d’autres secteurs. Bien que ces secteurs soient cruciaux et nécessitent des changements importants, nos défis sont bien plus profonds. Il est essentiel que nos institutions politiques non seulement priorisent les fondamentaux économiques mais travaillent également à l’amélioration de notre système judiciaire, des agences de maintien de l’ordre, de l’éducation, de la santé et de la bureaucratie. Renforcer ces fondations économiques aidera à rendre l’économie compétitive et à favoriser le développement.

Il est impératif d’améliorer notre système judiciaire pour faire face aux risques de mauvaise gestion, en garantissant une protection pour les investisseurs contre les violations de contrats ou un traitement injuste par des fonctionnaires corrompus. Si un pays n’a qu’une main-d’œuvre non éduquée ou peu éduquée, aucun investisseur ne sera intéressé par un investissement. On espère que l’évaluation de nos systèmes judiciaires et réglementaires par le FMI fournira une base pour des réformes institutionnelles plus larges qui ne sont pas liées aux prêts du FMI.