Le Premier Ministre Shehbaz Sharif est attendu à la session inaugurale du Conseil de la Paix, initiative du président américain Donald Trump, le 19 février à Washington, D.C., ont confirmé des sources ce mardi. La réunion, qui se tiendra à l’Institut de la Paix des États-Unis, servira également de conférence de collecte de fonds pour la reconstruction de Gaza.
**Participation Formelle et Engagement International**
Le gouvernement pakistanais a officiellement notifié sa participation au Conseil de la Paix pour Gaza. Cette démarche s’aligne sur l’engagement déclaré du Pakistan à collaborer aux efforts internationaux pour la paix et la sécurité à Gaza, visant une solution durable conforme aux résolutions des Nations Unies.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, a récemment souligné la volonté du Pakistan de jouer un « rôle constructif » dans le plan de paix américain pour la Palestine. Le Conseil de la Paix a été lancé par le président Trump fin janvier lors du Forum Économique Mondial de Davos, le PM Shehbaz figurant parmi les dirigeants mondiaux ayant signé sa charte fondatrice.
**Structure du Conseil et Réactions Mondiales**
Initialement conçu pour superviser la gouvernance temporaire de Gaza dans le cadre du plan Trump révélé l’année dernière, le conseil a depuis élargi son mandat pour traiter des conflits mondiaux. Il réunit des dirigeants de 19 pays, dont des alliés comme l’Argentine et la Hongrie, mais a reçu des réactions prudentes de nombreux alliés occidentaux traditionnels. L’adhésion en tant que membre permanent aurait un coût rapporté de 1 milliard de dollars.
Une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU à la mi-novembre a autorisé le conseil et les pays associés à établir une force de stabilisation internationale à Gaza, où un fragile cessez-le-feu a débuté en octobre. Cependant, ce cessez-le-feu a été maintes fois violé, avec plus de 550 Palestiniens et quatre soldats israéliens tués depuis son entrée en vigueur.
**Controverses et Critiques**
L’initiative a essuyé des critiques d’experts en droits de l’homme, qui estiment que la supervision par Trump d’un conseil gérant les affaires d’un territoire étranger ressemble à une structure coloniale. Les critiques relèvent également l’absence de représentation palestinienne au sein du conseil. Un porte-parole du Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas immédiatement commenté la réunion à venir.
Alors que la réunion du 19 février approche, elle marque une étape significative dans la diplomatie internationale concernant Gaza, le Pakistan se positionnant comme un participant actif à ces efforts de paix à haut risque.
