Les parents de Quentin Deranque, un jeune militant nationaliste mortellement agressé à Lyon, ont lancé un appel au « calm et à la retenue » dans un débat politique très vif sur les responsabilités de son décès. Leur avocat, Fabien Rajon, a porté cet appel sur RTL, affirmant que la famille condamnait tout appel à la violence et à la violence politique.
**Une famille en deuil souhaite un hommage apaisé**
Les parents, décrits comme traversant une « épreuve terrible », ne participeront pas à la marche prévue samedi en hommage à leur fils. Par la voix de leur avocat, ils ont exprimé l’espoir que les éventuels participants se rassemblent « dans le calme, avec retenue, et sans expression politique ». La marche serait organisée par des personnalités dont Aliette Espieux, cofondatrice d’un mouvement anti-avortement. Les autorités locales ont indiqué que les risques sécuritaires liés à cet événement étaient en cours d’évaluation.
**Des actions en justice annoncées pour défendre la mémoire**
Fabien Rajon a dénoncé les commentaires sur les réseaux sociaux qui, selon lui, attaquent la mémoire et l’intégrité morale de Quentin Deranque. Il a annoncé le lancement de procédures judiciaires pour protéger l’image de l’activiste. L’avocat a cherché à le présenter comme non violent, déclarant : « Ce n’était pas un gros bras de l’extrême droite » et qu’il « détestait le conflit », soulignant sa faible carrure physique.
**Un profil politique complexe**
Malgré cette caractérisation, des rapports indiquent que Deranque avait des associations avec diverses factions d’extrême droite. Son parcours politique comprenait un engagement avec l’Action Française, des cercles nationalistes-révolutionnaires, et une participation à la marche annuelle parisienne du Comité du 9-Mai, un événement connu pour des manifestations de symbolisme néo-fasciste.
Concernant les événements du 12 février ayant conduit à la mort de Deranque, l’avocat Rajon a qualifié les faits de « meurtre en bande organisée », affirmant qu’il ne s’agissait pas d’une simple bagarre qui aurait dégénéré. Il a maintenu que si Deranque avait des idées et des associations, elles s’exprimaient de manière « parfaitement pacifique et non violente ».
L’affaire a enflammé les tensions à Lyon, le président Emmanuel Macron ayant récemment exhorté à éviter toute « spirale de violence », et la maire de la ville exprimant une profonde inquiétude quant au rassemblement prévu ce week-end.
