L’astronaute française Sophie Adenot a réussi son amarrage à la Station spatiale internationale (ISS) samedi 14 février, après un voyage de 34 heures. Ce vol historique marque son premier séjour dans l’espace et met fin à une absence de quart de siècle des femmes françaises en orbite.
**Une arrivée historique**
Âgée de 43 ans, l’astronaute a voyagé à bord d’une capsule Crew Dragon de SpaceX, qui s’est manœuvrée de manière autonome pour s’amarrer au laboratoire orbital situé à environ 400 kilomètres au-dessus de la Terre. « Un immense merci à toutes les équipes », a communiqué Sophie Adenot après l’amarrage. « Nous venons de nous amarrer, tout se passe bien… La Terre est vraiment belle d’ici. »
Elle a ajouté : « Je suis fière de porter la France et l’Europe dans cette incroyable aventure qui transcende les frontières. Comptez sur moi pour partager chaque étape avec vous et faire briller les étoiles dans les yeux des Français. »
**Équipage international et amarrage de précision**
Sophie Adenot était accompagnée des astronautes de la NASA Jessica Meir et Jack Hathaway, ainsi que du cosmonaute de Roscosmos Andrei Fediaev. Avant l’amarrage, l’équipage a enfilé ses combinaisons de pression par mesure de sécurité.
Des images en direct de SpaceX ont montré l’approche finale du Crew Dragon, guidé par ses systèmes automatisés pour une connexion en douceur. Douze crochets d’amarrage ont solidarisé la capsule à l’ISS, avant que SpaceX ne confirme « Amarrage confirmé ! » sur les réseaux sociaux.
Conformément aux procédures standard, l’équipage a attendu environ deux heures pour les vérifications de pressurisation avant l’ouverture des écoutilles. Sophie Adenot, un large sourire aux lèvres, est entrée la première dans l’ISS vers 23h30, accueillie par les membres de l’Expédition qui l’attendaient.
**Une mission scientifique de huit mois**
La mission de Sophie Adenot à bord de l’ISS est prévue pour durer environ huit mois, avec un retour sur Terre planifié en octobre. L’ISS, occupée en continu depuis 25 ans, reste un laboratoire vital pour la coopération internationale et la découverte scientifique.
Durant son séjour, l’astronaute participera à plus de 200 expériences scientifiques. Les recherches porteront sur les effets de la microgravité sur le corps humain et sur l’environnement spatial. Une démonstration technologique clé impliquera EchoFinder, un système développé par l’agence spatiale française CNES. Cet outil utilise l’intelligence artificielle et la réalité augmentée pour permettre aux astronautes de réaliser des échographies de manière autonome.
Cette mission souligne la collaboration internationale toujours active dans l’espace, alors même que l’ISS doit prendre sa retraite vers 2030, ouvrant la voie à de nouveaux modèles de stations spatiales commerciales.
